donderdag, mei 10, 2007

Het spel begint :)

A l'université parisienne de Tolbiac, parfois surnommée "la rouge", les partisans de la méthode dure contre Nicolas Sarkozy l'ont emporté, mercredi 9 mai, en votant la grève et le blocage du site, mais sans obtenir l'adhésion de tous les étudiants. En début de soirée, ils ont voté l'occupation du site, quelques heures après avoir décidé une grève et le blocage des accès, contre la politique de Nicolas Sarkozy. La décision d'occupation a été prise lors d'un vote à main levée dans un amphithéâtre de l'université où des étudiants avaient réuni un "comité de mobilisation", pour décider des modalités pratiques de la grève et du blocage.


"L'occupation est décrétée", a déclaré à la tribune un des organisateurs, William, membre de la FSE (Fédération syndicale étudiante) devant environ 300 participants. Les organisateurs ont invité les participants à se retrouver à 7 h 30 jeudi matin pour organiser le blocage des accès au site. Vers 19 heures les lieux étaient encore accessibles et on ignorait si les occupants allaient pouvoir y passer la nuit.

PAS D'UNANIMITÉ SUR LA DÉCISION DE BLOQUER TOLBIAC

Plus tôt dans l'après-midi, lors d'une l'assemblée générale, le blocage du site et la grève avaient été votés par une majorité des 600 à 800 étudiants (selon les sources) rassemblés dans l'amphithéâtre. Selon un membre du syndicat SUD-Etudiants, les revendications débordent les seules réformes universitaires et concernent toutes les "réformes antisociales (service minimum, contrat unique, sans-papiers) qui devraient passer pendant l'été".

Mais ce mouvement ne fait pas l'unanimité au sein des étudiants. Yann Ledenemat, étudiant en 2e année d'AES (administration économie et social), s'est par exemple abstenu lors du vote sur le blocage de la fac et la grève alors qu'il avait participé aux manifestations anti-CPE du printemps 2006. "Je ne voulais pas voter contre car s'il y a des gens qui s'estiment légitimes pour porter ce mouvement, je ne vais pas m'y opposer mais je trouve cela contre-productif", a-t-il indiqué.

Même son de cloche du côté de l'UNEF, principal syndicat étudiant. Son président, Bruno Julliard, estime qu'"il faut prendre acte de la victoire de Nicolas Sarkozy, qui est incontestable". Si M. Julliard dit partager les "craintes" des étudiants sur les annonces de M. Sarkozy pendant la campagne – "concurrence entre universités, poids de plus en plus important du privé ou encore sélection à l'entrée de l'université" –, il estime que ce mouvement "va donner à l'opinion publique une image anti-républicaine de la jeunesse étudiante". "Cela hypothèque nos chances demain quand il faudra se mobiliser", a-t-il ajouté.

"UNE MINORITÉ D'EXTRÉMISTES"

Les étudiants de l'UNI (droite universitaire), qui ont fait la campagne du candidat UMP, ont pour leur part "condamné sans appel" cette décision, la jugeant "irresponsable et anti-démocratique". L'UNI a déploré "la prise en otage de plus de 15 000 étudiants par une poignée d'activistes qui menacent une nouvelle fois d'empêcher les étudiants de passer leurs examens en temps et en heure".

François Goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur, a demandé au président de l'université de Paris-I de "prendre toute mesure pour assurer la liberté d'accès au site et la continuité du service public". Il considère dans un communiqué "comme profondément inadmissible qu'une minorité d'extrémistes, manifestant leur mépris de la démocratie, prétendent s'opposer à la mise en œuvre du programme du président de la République".

Le Monde.fr

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