zondag, mei 04, 2008

Visite littéraire du champ de bataille à Audenarde

Dans le cadre des festivités du tricentenaire de la Bataille d'Audenarde, une tour de reconnaissance de six étages a été installée au lieu où se trouvait en 1708 le moulin de Rooigem, que les généraux français utilisaient comme QG. L'idéal pour se rappeler de la disposition du terrain.


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"Vers cette même droite étaient les princes, qu'on avait longtemps arrêtés au moulin de Royenghem-Capel pour voir cependant plus clair à ce combat si bizarre et si désavantageusement enfourné." (Saint-Simon, VI, chap 15, http://rouvroy.medusis.com/docs/0615.html)



"Dès que nos troupes de cette droite en virent fondre sur elles de beaucoup plus nombreuses, et qui les prenaient par leur flanc, elles ployèrent vers leur gauche avec tant de promptitude, que les valets de la suite de tout ce qui accompagnait les princes tombèrent sur eux, avec un effroi, une rapidité, une confusion qui les entraînèrent avec une extrême vitesse, et beaucoup d'indécence et de hasard, au gros de l'action à la gauche." (Saint-Simon, VI, Chap. 15)



Vue sur les champs entre la colline de Rooigem et les ruisseaux Diepenbeek et Marollebeek, où les plus âpres combats ont eu lieu.

"À mesure qu'elles arrivèrent, elles se jetèrent dans les haies, presque toutes en colonnes, comme elles venaient, et soutinrent ainsi l'effort des ennemis et d'un combat qui s'échauffa, sans qu'il y eût moyen de les ranger en aucun ordre; tellement que ce ne fut jamais que les têtes des colonnes qui, chacune par son front et occupant ainsi chacune un très petit terrain, combattirent les ennemis, lesquels étendus en lignes et en ordre profitèrent du désordre de nos troupes essoufflées et de l'espace vide laissé des deux côtés de ces têtes de colonnes, qui ne remplissaient qu'à mesure que d'autres têtes arrivaient, aussi hors d'haleine que les premières." (Saint-Simon, VI, chap. 15)



Vue sur le village de Lede. Gardé par les lâches troupes du prince-électeur de Liège et Cologne, Jean Clément de Bavière: "Mais ils ni furent pas plutôt, que la terreur les prenant, ils se mirent lâchement à fuir à vauderoute jouant leurs armes, sans avoir vu l’ennemi." ("Le Champ de Mars où Journal exact des campagnes en Flandre, 1702-1713", par le sieur Barbier, Archives de Vincennes, Mémoires et Reconnaissances, 1 M 73)


"The Heights of Huyssche", où l'on tenait conseil de guerre après-bataille: « Oh bien! s'écria-t-il, [Vendôme] messieurs, je vois bien que vous le voulez tous, il faut donc se retirer. Aussi bien, ajouta-t-il, en regardant Mgr le duc de Bourgogne, il y a longtemps, monseigneur, que vous en aviez envie. »

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