maandag, september 29, 2008

Paris (bis)

Comme le visiteur habitué de ce blog l'aura sans doute remarqué, je tente une ouverture de son audience, en écrivant cette pièce en français. Ne voulant absolument pas heurter les sentiments de mes collègues néerlandophones, je considérais quand même que le temps était venu de me risquer à des "post" dans la langue de Voltaire (soit celle de Sarko, qui implique une grammaire moins rigoureuse :-)).

L'année dernière, j'étais encore étudiant en échange à Paris-IV, libéré de cours le deuxième semestre. A présent, le seul lien administratif qui m'unit à l'Université de Gand est un statut de collaborateur scientifique volontaire. Puisque mes obligations universitaires seront donc majoritairement françaises, mon écriture "blogistique" suivra celle de mes travaux. J'entretenais le néerlandais écrit à cause de mon mémoire Gantois (iv + 371 + xl p.), qui représentait la moitié de mes crédits ECTS et donc de mon résultat final. Une fois passé cet effort gargantuesque, ce blog causera "en françois" des événements à Paris. Et en néerlandais de sujets belges.

Depuis hier, je suis installé de nouveau à la maison Biermans-Lapôtre de la Cité Universitaire (Paris 14ième). Occupant une chambre (nettement) plus large que celle de l'année dernière, pourvue d'une télévision multifonctionnelle, tout près de la cuisine et des frigos, préparé à tout contretemps administratif, votre serviteur se sent plus prêt que jamais à affronter sa vie parisienne. Pour l'instant, l'heure est encore à la détente. Shopping au Boulevard Saint-Michel, prendre un café et le Canard Enchaîné en face du palais de justice, feuilleter un livre sous le soleil sur l'herbe du parc de la Cité U, plonger dans une piscine de la ville de Paris... autant de sensations retrouvées de l'année dernière. Mieux vaut en profiter, parce que je ne sais pas encore ce qui m'attend à Sciences Po.




Côté culturel, je suis passé à l'exposition Mantegna au Louvre (€ 9,5, pas de réduction étudiant). J'en suis sorti avec un double sentiment, comme des expositions Marie-Antoinette (Petit Palais), Camille Claudel (Musée Rodin) ou mobilier du second empire (Musée des Beaux-Arts): les oeuvres exposées étaient prestigieuses, les commentaires compétents et intéressants, le lieu certes prestigieux... mais je ne pouvais me détacher de l'impression que l'objectif principal du musée était surtout de capter les passants d'un jour et de les faire contribuer à l'entretien des collections principales (qui sont beaucoup moins chères). Peut-être que les vrais amateurs d'art ne passent pas par les "expositions-com" ou "bling-bling".




Le mobilier national (Manufacture des Gobelins, métro L7 Gobelins ou Place d'Italie) expose les "grandes tapisseries" Louis XIV de ses somptueuses collections. Vaut la peine, à mon avis plus que Mantegna au Louvre. Les grandes peintures des bataillistes Adam Van der Meulen (qui accompagnait le Roi en campagne dès la Guerre de Dévolution, 1667-1668) et Charles Le Brun ("big chief" de la politique culturelle de Louis XIV, allant de la manufacture des Gobelins jusqu'aux peintures de la Grande Galerie et du château de Versailles) sont exposées en tapisserie. La traversée du Rhin à Tolhuys (1672), le siège de Tournai, de Douai, la défaite du Comte de Marsin au canal de Bruges, l'entrée du Roi à Arras... autant d'icônes de la propagande du Grand Louis. Couleurs vives, grands personnages identifiables (Condé, Louis XIV) et les régions du Nord et des Pays-Bas comme "fond de toile". A l'étage, les collections d'Alexandre, "grande entreprise" de Le Brun, racontant les scènes de la vie de l'exemple symbolique de Louis XIV (cf. Peter Burke, Louis XIV, les stratégies de la Gloire). Entre les deux niveaus, la projection de trois documentaires très bien faits (comme c'était déjà le cas pour l'exposition sur Pierre Paulin, l'année dernière). Entrée à € 4 pour étudiants, gratuité pour les étudiants en Histoire de l'Art.




J'ai aussi assisté à la projection d'un documentaire dans la nef de la Notre-Dame, samedi soir. Entrés par hasard (on passait devant, en route pour l'île Saint-Louis), assis dans une cathédrale à moitié-remplie, on a assisté à une projection détaillée (j'ai appris qui était Saint-Marcel... :-)), mais très lourde, à l'empreinte d'un catholicisme très lourd et sombre, soutenu par une voix d'un archévêque du 12ième siècle, sorti de la tombe pour l'occasion (le public est constamment plongé dans les ténèbres, et pas qu'à cause de la lumière défaillante).



4 opmerkingen:

Anoniem zei

dis moi, il ne te serais pas possible de traduire en françaic tes pages écrites en neerlandais? Parce que finalement, il serait intéressant pour tout français qui se respecte (même exilé de l'autre côté du mur d'Hadrien) d'en connaitre un peu plus sur ce pays obscure qu'est la Belgique...
See u soon
Annflo, une française qui se respecte!

Frederik Dhondt zei

Chère Annflo, je te conseille d'utiliser la traduction automatique de google translate (tape ces mots-là dans google et tu y arriveras). Sinon, je te renvoie à la page "La Belgique pour les Nuls": http://herakleitosonmondays.blogspot.com/2008/03/la-belgique-pour-les-nuls.html.

Parapluie zei
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Parapluie zei
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