zondag, november 16, 2008

Spectacle au Congrès de Reims

Le 75e congrès du parti socialiste s’est terminé aujourd’hui avec la présentation des candidats à l’élection du poste de premier secrétaire. Pour les lecteurs belges de ce blog, je répète brièvement la procédure électorale du PS (I-III) pour en venir à mes impressions (IV).

I. Les militants élisent un nombre de délégués, désignés par des motions qui leur sont présentées par les courants du parti

- Motions de cette année : Delanoë (Clarté, Créativité, Courage, soutenu par François Hollande, premier secrétaire sortant, Lionel Jospin – A ; pour une option social-démocrate, mais contre une alliance avec le centre), Hamon-Emmanuelli (aile gauche du PS, résolument interventionniste, anti-Ségolène Royal – C), Aubry (entre Delanoë et Hamon, pour un ancrage à gauche, pro-européen du parti - D), Royal-Colomb (vers un parti de supporters, plutôt que de militants, alliance électorale avec le MoDem, discours à la fois à gauche et au centre – E, soutenue par le baron du PS Marseillais, Jean-Noël Guérini)

- Le 6 novembre, les militants se sont exprimés (cf. le post « fra-ter-ni-té », ci-dessous) ; la motion de Ségolène Royal l’a emporté avec 29% (avec de grands scores dans le Midi de la France, où la fédération de Guérini a voté à 73% pour elle, sous pression), devant Delanoë et Aubry (juste en-dessous des 25% ; Delanoé recueille les voix partout, Aubry surtout dans son fief, le Nord/Pas-de-Calais, historiquement une très grande fédération) ; Hamon a surpris avec 19%. Delanoé n’a pas su profiter du grand nombre d’adhérents PS à Paris. Le vote de la capitale était divisé (ó Aubry a pleinement conservé son fief de Lille, Ségolène a pris celui de Guérini). Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Delanoë a fait une belle prestation en province. Selon le Canard Enchaîne de mercredi, le maire de Paris –en colère- a immédiatement demandé à Patrick Bloche (maire d’arrondissement et président de la Fédération) de ne plus se présenter au scrutin interne.

II. Etape suivante = la constitution d’un congrès des délégués (ce weekend, à Reims). Après une journée de débats, une commission des motions se réunit, et essaye de dégager une synthèse. Le premier secrétaire sortant (Hollande) avait l’habitude de faire une grande synthèse entre la gauche et la « droite » du parti. Ce qui a profité à l’union du parti, mais ce qui a nui à la clarté du message. L’objectif du congrès de Reims était d’avoir une option largement majoritaire. Pour citer Michel Rocard (interviewé par Le Monde 2, le weekend dernier) : « Sous Mitterrand, des courants étaient minoritaire et il ne tenait pas compte de ceux-là. La majorité dictait la ligne du parti, ce qui n’était pas mauvais… ».

La consternation était assez grande quand Ségolène Royal a remporté le scrutin. Le Président Sarkozy paraît de temps en temps se réjouir de la popularité constante de son ancienne opposante, affirmant qu’il la battra de toute façon, quoi qu’il arrive (notons qu’il a la même confiance en ce qui concerne une candidature-Delanoë en 2012). Il est généralement connu que Sarkozy croit sa victoire en 2012 assuré si le PS représente Ségolène Royal. D’autant plus qu’après sa bourde théâtrale au Zénith (où elle a chanté « fraternité » vêtue en robe de secte), on la croyait finie.

Mais non. Elle a fait campagne, a rassemblé les « barons » et recueilli leurs voix. On se demande si les barons ne l’ont pas sous-estimée à leur tour. Si on suit les communications du Canard Enchaîné, Guérini avait avancé, lors de l’Université d’Eté de La Rochelle fin Août, que n’importe quel candidat lui conviendrait. Sous deux conditions : 1) Il ne faut pas que ce soit une figure majeure 2) Il faut que ce soit une figure malléable, pour que l’influence de sa fédération puisse jouer à maximum. Ségolène Royal paraît difficilement rentrer dans cette description. Et pourtant. Il y a quelques semaines, la Présidente de la Région Poitou-Charentes est apparue au JT de TF1 annonçant qu’elle mettait sa candidature « au frigidaire ». Le scénario le plus probable était alors que la motion Colomb-Royal (cosignée par le maire influent de Lyon, deuxième ville de France, récemment réélu haut la main) allait proposer Vincent Peillon (eurodéputé) pour prendre en main le parti.

Ce matin, les quatre motions ne se sont pas mises d’accord sur une orientation commune pour le PS. A défaut de la constitution d'un front-TSS (Tout sauf Ségolène), le « parlement du parti » restera donc divisé. N’importe quel premier secrétaire sera donc le/la candidat(e) d’une motion, et il aura à composer avec au moins une d’entre elles.

III. L’élection du premier secrétaire

Après le congrès (le 20 novembre), les militants socialistes reviennent aux urnes pour désigner un premier secrétaire. En ce qui concerne Guerini et Ségolène, le scénario attendu ne s’est pas déroulé. Royal a déclaré sa candidature (après un petit coup de com’ au JT de Claire Chazal, disant qu’elle avait ‘très envie’ de diriger le parti). Benoît Hamon, qui faisait surtout campagne pour renforcer l’aile gauche du parti, pas spécialement pour garder le contrôle, a déclaré sa candidature d’emblée. Au congrès, Martine Aubry vient de rajouter la sienne. Delanoë a désisté, affirmant ne pas vouloir rajouter « de la division à la division ».

La question, maintenant, sera qui de Benoît Hamon, Martine Aubry ou Ségolène Royal, séduira le mieux les électeurs de Delanoë. Rappelons que Delanoë a fait de bons scores en province… chez François Hollande, dans son fief de Corrèze. Il est soutenu par le « vieux » parti, mais pas par l’ensemble de ce vieux parti. Les courants Fabusien et Strauss-kahnien ont pris parti pour Martine Aubry. Il est donc difficile de qualifier un vote Delanoë comme un vote « vieux PS ». Ce qui a fortement nui au candidat, c’est sa prise de position en faveur d’un « libéralisme social », juste avant l’éclatement de la crise financière. Delanoë prône la gestion raisonnable de l’Etat par la gauche, comme il gère Paris. Dans le climat actuel, Ségolène Royal a sauté dessus pour tenir un discours simple, social et ouvert. Ce qu’on pourrait appeler du populisme, puisque difficilement réconciliable avec ses tendances d’alliance avec le MoDem. Le paradoxe entre Delanoë et Royal est d’autant plus grand que le premier refuse les alliances que défend la deuxième, sous prétexte de vouloir conserver l’identité unique du parti socialiste, alors qu’il revendique l’étiquette de « Libéral ».

Notons aussi que Ségolène Royal est soutenue (entre autres) par Manuel Valls, député quadragénaire (ce qui est très jeune au PS), qui veut se débarrasser de l’étiquette « socialiste » et emprunter le chemin du PD Italien (qui a largement été battu par Berlusconi lors des élections récentes), du New Labour ou du SPD de Schröder. Mettez ça à côté d’un baron traditionnel comme Guérini. Que de la confusion, côté Royal. A part la personne de la candidate, on voit mal ce qui réunit les signataires de la motion.

IV. Les discours

Ce matin à 11 heures, les trois prétendants tenaient leurs discours. Celui de Martine Aubry était sec, décidé et robuste. On avait l’impression qu’elle n’arrivait pas à chauffer la salle, jusqu’au moment où elle lançait un appel au parti socialiste d’être au milieu du mouvement social (le 20 novembre, une journée d’action dans l’enseignement et les services publics est prévue). « Sarkozy continuera à casser, casser, casser ». Le PS doit être un parti « européen », exiger une directive européenne sur les services publics (contre la directive-Bolkestein) et toujours faire l’alliance à gauche, comme d’hab. Le PS doit donner de l’espoir aux syndicats et aux associations sociales, pour qu’ils puissent convaincre à nouveau leurs militants, découragés par le manque d’écoute du gouvernement-Sarko, de descendre dans la rue.

Aubry soulignait les convergences entre les motions Delanoë, Hamon et la sienne, mais avait du mal à expliquer pourquoi ils ne s’étaient pas mis d’accord pour mettre Ségolène de côté. Doit-on y voir une ambition personnelle trop forte de la part de la maire Lilloise? Malgré le respect immense que génère Martine Aubry, pour son courage politique (elle continue à défendre les 35 heures, réforme qu’elle a tutellée comme ministre du gouvernement-Jospin), on a l’impression que c’est une ambition personnelle tardive qu’elle essaye de réaliser, au moment où il est peut-être déjà trop tard.

Après 2002, elle s’est refugiée à Lille, pour en sortir que maintenant (ayant obtenu 67% des voix au deuxième tour des municipales en mars). Et elle a vielli. Dommage. Comme son père (Jacques Delors), elle aurait pu changer la France. Peut-être qu’il n’est pas trop tard. Elle compte probablement sur le soutien des voix de la motion-Delanoë. Mais celui-ci n’a donné aucune consigne de vote. Je crains que ses électeurs iront tant à Royal, qu’à Hamon ou à Aubry.

La candidature de Benoît Hamon (ex-conseiller quand elle était ministre) ruine les chances de Martine Aubry de prendre le parti. Hamon a soigné son adresse aux délégués et parlé avec une gravité taillée sur mesure de la crise économique. Une « brutale et implacable vague sociale » descendra sur l’Europe, où la social-démocratie est en péril. Les gens ne croient plus que leur bulletin de vote changera leur sort, et en même temps le danger nationaliste-xénophobe-communautaire menace l’électoral traditionnel des socialistes. Hamon veut des réponses radicales et concrètes : « ne pas licencier dans une entreprise qui fait des profits ; interdire la délocalisation des profits, réorienter l’Europe ».

Toute alliance avec le MoDem est dangereuse : Hamon citait la proposition de Bayrou d’inscrire l’équilibre budgétaire dans la constitution, alors que le pacte de stabilité européen est suspendu, et d’augmenter la part des entreprises dans le PIB. Les options économiques du MoDem sont libérales, le Modem est alors incompatible avec la ligne du PS. « Nous ne pouvons pas gouverner avec un premier ministre libéral, si nous défendons un projet de gauche » (et paf sur Ségolène Royal, qui avait offert ce poste à Bayrou entre les deux tours en 2007).

Le PS doit faire la différence. Face à l’indifférence des électeurs, qui croient que finalement, la gauche ou la droite, c’est pareil, il faut un projet clair. Hamon a fustigé les socialistes (Lang, Kouchner) qui soutenaient les réformes de Sarkozy, permettant le Président de « se moquer de nos divisions ». La droite est liberticide, veut limiter l’intervention de l’état. Une gauche renouvelée doit lui opposer fermement.

Une orientation originale du discours de Hamon : il a fait référence à l’élection d’Obama pour dénoncer l’ascenseur social bloqué en France. Un Obama aurait été impossible en France ! Déjà qu’il aurait à vieillir 15 années, perdre quelques scrutins avant d’être acceptable… il faut montrer patte blanche en France. Le paysage politique est blanc et uniforme (« chaque jour une injure à la diversité, à l’égalité des droits »). L’élite est sélectionnée et transmise de père à fils-à-papa. On occupe toujours la même place. L’ascenseur social est en panne… sauf pour descendre. La société française doit devenir plus mûre. Le PS a le devoir de proposer des candidats non-blancs lors des élections législatives (ou le scrutin est uninominal à un tour). Si les jeunes sifflent l’hymne nationale, ils ne sont pas culturellement réfractaires. C’est l’échec des politiques depuis 20 ans (y compris la gauche de Jospin et de Mitterrand), qui ont été incapables d’assurer l’égalité des droits. Egalité, qui, pour le PS, doit se traduire en la composition des groupes parlementaires, et non seulement dans les sections.

En conclusion, Hamon s’est comparé à « François ». Il aurait voulu que François Hollande prenne la tête des élections présidentielles de 2007, après avoir imposé une synthèse au congrès du Mans en 2005 (tiens, à combien est-ce qu’il aurait été battu en 2007 par Sarkozy, ou même par Bayrou ???? Hamon faisait une blague, sans doute). En bon soldat de parti, Hamon a loué le sens de « rigueur, constance, travail » du premier secrétaire social. Il s’est revendiqué de ses propres origines provinciales pour mettre en avant la « persévérance, la constance et l’effort ». Mettre « la morale au service du parti », afin de « traverser ensemble une épreuve », parce que « ceux que le PS représente, vont virve de plein fouet les conséquences de la crise sociale ». Le parti doit mener un authentique combat politique. Naîtra soit l’espérance, soit le désespoir, mais Hamon veut être en première ligne.

Descendant du podium, il a été applaudi et hué en même temps, tout comme Ségolène Royal après lui. Ségolène et Hamon sont les candidats polarisants de ces élections. Voilà encore une raison pour laquelle Aubry risque de se retrouver à l’écart, bien qu’elle soit plus acceptable à tout le monde.

Ségolène Royal a mieux fait qu’attendu. Montée sur le podium, elle aussi huée (par les partisans-Hamon) et applaudie (par ses propres troupes), elle fait d’abord un appel à l’unité du parti. Dignité, rassemblement, mettre le parti au travail, besoin de tous, louanges pour les anciens opposants (« On a besoin de toi, Bertrand, et de tes amis » « Toi, François, tous les militants savent ce qu’ils te doivent »). Royal a décidément choisi un vocabulaire simple, qui va direct au cœur des « gens ». On peut lui reprocher qu’elle simplifie des choses, de là à arriver à des caricatures sur le capitalisme qui dépassent largement le discours de l’aile gauche du parti, mais c’est sa stratégie gagnante qui a apparemment convaincu les militants.

La crise a été, tout comme chez Benoît Hamon (<=> Aubry parlait plutôt de Sarkozy) le fil conducteur du discours. Face aux avalanches de licenciements (Renault Sandouville, Camif, Ford…), les menaces qui pèsent sur les services publics et l’éducation nationale (les enseignants = électoral de base du PS, faut les mentionner…), le PS doit être aux côtés des gens. 350 milliard d’euros pour les banques = € 10 000 par foyer fiscal en France, mais Sarkozy ne trouve pas de marge pour augmenter le pouvoir d’achat ! 7 millions de pauvres vivent dans le pays , dont 2 millions d’enfants (ces chiffres peuvent paraître exagérés, mais je vous assure, qu’en se baladant à Paris, où les loyers et le coût de la vie flambent, tandis que les salaires des petits employés n’augmentent pas, on s’aperçoit vite qu’il y a de la vérité dans cette affirmation). Il suffirait de 200 milliards d’euros pour éradiquer la faim dans le monde ou arrêter la désertification du Sahel (bon, un peu exagéré, quand même, le Sahel…).

La crise est liée au système capitaliste lui-même, où la « secte dorée des intégristes du marché, les acrobates de la mathématique financière, les idéologues suffisants à détruire l’état », regardait de haut. L’état doit maintenant entrer comme un domestique le fait chez les riches, pour éponger les dégâts d’une fête trop arrosée. « Pourtant, ces gens affirmaient que la compétence était de leur côté, pas du nôtre, que la modernité était leur amie, pas la notre, qu’ils avaient gagné la bataille des idées, pas nous ». Les riches n’ont pourtant pas perdu la main : « que l’Etat paye, sans s’immiscer dans nos affaires ». Elle tire aussi sur Sarko, « celui qui s’est fait élire en vantant les retraites par capitalisation, l’achat par surendettement, « tout droit inspiré par George Bush », doit maintenant passer à la poignée solide de l’Etat ». Ségolène poursuivait en haute prêtresse de l’interventionnisme, en fustigeant Tatcher (« There is no alternative »), Reagan (« Government is the problem, not the solution ») et Fukuyama. La fin de l’histoire n’est pas là et n’arrivera jamais, parce qu’elle n’obéit à aucun déterminisme. Elle ne sera ce que nous serons capable d’en faire…

Alors, le lien avec le PS ? Il y a urgence à empêcher que le monde ne se défasse d’avantage. Voilà la mission d’une gauche, du socialisme… du XXIe siècle (maintenant elle est vraiment huée è serait-ce par les partisans de Hamon, ou aussi par ceux de Delanoë/Aubry, qui redoutent un abandon du parti de militants, en faveur d’un parti de supporters ? »). Malgré l’émoi causé dans la salle, elle continue : « Songez à ces salariés qui jonglent avec trois petits boulots pour s’en sortir ; des adultes qui ont un emploi, mais qui sont obligés de rentrer chez leurs parents à 40 ans ; les mères de famille qui gardaient les restent des plats pour en faire quelque chose, mais qui sont maintenant obligées de repérer les restes dans les assiettes pour les recuisiner ; aux retraités qui ne font plus qu’un plat par jour, parce qu’ils doivent choisir entre manger et se chauffer ». Elle exploite son gage principal, l’appel direct aux militants. Mieux que le font Aubry ou Hamon, à cause du langage exagéré, qui peint des contrastes absolus, et pourtant justifiés, à cause de la réalité des problèmes. En plus, elle compte réactiver sa base des élections de 2007, en concluant par un appel aux jeunes des quartiers sensibles, qui ont alors voté en masse pour elle.

Conclusion : dans son discours, Royal s’est positionnée fermement sur le terrain qu’Aubry ou Hamon voulaient occuper. Elle n’a mentionné à aucun moment l’alliance avec le MoDem et a parlé de crise économique, de l’électoral délaissé par le parti socialiste. Quant aux solutions, elle ne dit… rien. C’est davantage sur la fibre morale ou sentimentale que le discours de Ségolène capitalise. Un peu de « Yes We Can » à la française. Mais serait-ce la personne idéale pour conduire le parti ? Connue pour une approche très personnalisée et autoritaire de la politique, elle risque de ne pas trop s’inquiéter de la direction qu’elle prend.

Mais y-a-t-il une chance qu’elle ne gagne pas les élections de premier secrétaire ? 25% de l’électorat est libre à nouveau. Et il n’est pas à exclure que les militants iront voter plus nombreux qu’il y a deux semaines, le congrès étant très médiatisé (diffusé sur toutes les chaînes, occupant la une des journaux). Hamon part d’une base trop réduite (19%), sa candidature n’est que symbolique et sert à se construire une base à part dans le parti. Il aurait été candidat contre n’importe quel arrivant en tête. Si Aubry s’était retirée, il aurait eu une chance. Et vice versa. En ce sens-là, Delanoë avait raison de se retirer. La non-dispersion de ses voix ne servirait pas à détrôner Ségolène Royal et donnerait une image plus divisée encore. Je crois que l’estimation de Jean-Luc Mélenchelon, que Royal allait l’emporter et que les autres la sous-estimaient, était correcte. Un deuxième tour est possible, mais il faudrait qu’Aubry ou Hamon fassent vraiment un score convainquant.


(Bruno Julliard, ex-président de l'UNEF lors de l'affaire du CPE, soutient Benoît Hamon)

Que va-t-on voir comme spectacle lors des primaires pour l’élection présidentielle de 2012 ? Si Royal les remporte, on aura eu la clarté et la continuité, ce qui lui a peut-être manqué en 2007, le PS baignant alors dans le flou et la synthèse hollandiste. Le risque est cependant aussi grand que Royal chantera toujours le même air : décriant la misère et les problèmes, mais avec des solutions idéologiques on ne peut plus floues. Finalement, on ne sait toujours pas ce qu’elle veut vraiment… N’oublions pas non plus que les élections européennes (2009) et régionales (2010) pourraient montrer une remontée de la droite. En 2004, le PS a conquis 16 des 17 régions et fait plus de 30% aux européennes. La nouvelle secrétaire aura a essuyer deux défaites.

En somme, la retransmission des débats à Reims a un peu vivifié les élections internes, qui traînaient depuis trop longtemps. Les positions sont claires. Espérons que le PS arrive à sortir des querelles internes et de faire vivre le vrai jeu de la politique, où le Président occupe quasiment tout l’échiquier.

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