woensdag, augustus 26, 2009

Demain dès l'aube



Vu en avant-première (grâce à klara) hier soir à l'UGC de Brouckère: Demain dès l'aube de Denis Dercourt (avec le Belge Jérémie Renier et Vincent Perez). Un pianiste parisien va habiter pour quelques semaines en banlieue (78) chez sa mère grièvement malade et s'occupe en même temps de son frère cadet. Qui travaille en usine pendant la journée, mais se met en costume de hussard napoléonien le soir. L'histoire ne colle pas la première demi-heure (entendre des adultes parler de l'Empereur, de la "bataille de Wagram" ou de "l'honneur du deuxième régiment"..), mais ça change quand ltut tourne à une situation d'abus de pouvoir implicite.

Le "capitaine du cinquième régiment", ex-patron d'entreprise, invite les "soldats" pour une soirée dans sa demeure. Le pianiste insulte l'honneur de l'autre régiment et se trouve forcé à l'affronter en duel. Blessant par accident le molosse barbu, il veut arrêter la mascarade. Cependant, le "capitaine" prend sa revanche: un de ses "hussards", aide-soignant à l'hôpital, empoisonne la mère souffrante des deux frères, qui fait un arrêt cardiaque et tombe dans le coma.

Le film s'ouvre avec un duel entre le frère cadet et un "sergent" qu'il a insulté et finit avec la mort du capitaine lésé, abattu une balle sortant du pistolet du pianiste. Pour lui, le séjour à sa maison d'enfance est une sortie de la vie encadrée en ville, pour rejoindre les horizons lointains de la mise en scène historique de son frère. Cependant, en s'y laissant trop aller, il découvre le côté brutal et primitif de l'association de "passionnés d'histoire": il s'agit juste de plaire au "capitaine", qui paye pour tout. Une fois qu'on blesse quelqu'un lors d'un duel, difficile d'en sortir et de revenir au monde réel. Il faut bien donner rendez-vous pour la revanche armée. Tout déborde à l'occasion de l'empoisonnement de la mère... aussitôt vengé par une balle de pistolet.

Intéressant à voir. Sortie en Belgique la semaine prochaine.

2 opmerkingen:

Gilles zei

Moi j'avais quand même trouvé ça un peu gros. Il faut évidemment voir que ce sont des reconstitutions qui ne sont qu'une sous-sous-partie des multiples jeux de rôle.

Le côté "société cachée" est un peu gros tout de même : quand l'infirmier croise l'un des héros à l'hôpital et qu'il lui dit "non, non, ici, je ne suis pas XX (le nom de son personnage), et nous ne nous connaissons pas" en tournant les talons... Cela trahit un peu mal l'aspect convivial de ce genre de jeux.

Frederik Dhondt zei

Oui, le réalisateur s'en est excusé hier soir devant quelques grognards de la Garde Impériale, tout en louant les associations amicales qui encadrent ce genre de loisirs :-).