dinsdag, maart 16, 2010

Paris, Capitale contrastée (Le Monde)


Il y a quelques semaines, j'écrivis un billet sur ce blog (en néerlandais) concernant les élections régionales françaises. Vu la division de la droite avec l'affaire-Villepin, les chances pour la gauche se sont considérablement accrues pour 2012. Je pointais -entre autres- la volatilité de l'électorat en regardant les résultats pour Paris. Triomphe de Sarkozy en 2007, victoire à 60% des listes Delanoë en 2008, triomphe écologiste en 2009.

Je m'imaginais que des figures comme Delanoë, Cohn-Bendit et Sarkozy jouent en fait sur le même public: les bobos, les "gagnants" de la globalisation, sans lequel il n'est plus possible pour un parti de centre-droite ou centre-gauche de remporter une élection. Automatiquement, ce genre d'opération peut provoquer une petite fissure avec la base traditionnelle du parti, qui raisonne en fonction des clivages antérieurs (cf. l'affaire Mitterrand, la grogne contre l'ouverture à gauche au sein de l'UMP; les frictions entre socialistes traditionnels et écologistes/modemistes au PS).

Si on regarde l'infographie sur Paris que reproduit Le Monde sur son site aujourd'hui, on constate cependant quelques continuités, qui semblent la copie des implantations traditionnelles: l'UMP (même celui de la bien boiteuse Ministre Pécresse) fait 60% dans le seizième (concentration de riches), le VIIIe (Élysée) et le VIIe (Rachida Dati).

Le PS du quand-même-pas-trop-dynamique Jean-Paul Huchon tient les quartiers plus "pauvres" (même si c'est relatif à l'intérieur du périphérique) du XVIII/XIX/XXe. D'autre part, le XI (Bastille)/III (Marais), le XIIIe (Place d'Italie) et le XIVe. Le Front de Gauche (Communistes/Parti de Gauche) fait 10,55% dans le XXe, les verts sont forts dans à peu près les mêmes zones que le PS.

Bertrand Delanoë parle d'un possible score "historique" de la Gauche à Paris (PS + Verts + FDG = déjà 52% au premier tour). Et il me semble, que l'on voie très bien les deux couches de ce résultat: les ancrages dans les bastions + la couche supplémentaire d'électeurs flottants.

2 opmerkingen:

Gilles Pradeau zei

Les frictions entre socialistes traditionnels et écologistes/modemistes au PS ? Je ne suis pas certain que tu puisses mettre si facilement sur un même plan le Modem et Europe Ecologie... Ce n'est pas la même aile. Sur les politiques économiques, ça ne se rejoint pas. Sur le plan des moeurs, non plus (drogues, égalité des droits,...).

Frederik Dhondt zei

Je voulais plutôt dire friction entre ceux qui prônent l'alliance traditionnelle à gauche, n'aiment pas trop les écolos <=> ceux qui veulent faire alliance "au centre".

Comme pour Sarko, qui a aussi essayé d'avaler aussi bien écolos que modem, il s'agit de s'élargir aux préférences momentanées (Modem en 2007, Verts en 2009-2010) qui surgissent au sein de l'électorat. Pour être en phase avec le public. Ce qui provoque des frictions à gauche aussi bien qu'à droite.