zaterdag, juni 12, 2010

La Flandre expliquée aux Français...


(Miniature représentant la Bataille des Éperons d'Or près de Courtrai en 1302, où l'armée de Philippe le Bel s'est inclinée, source: www.klean.be)

La Belgique s'apprête à revenir à la une des sites web et quotidiens français. Les élections législatives de dimanche rappelleront Laurence Ferrari (voilée ou pas) de nos conflits communautaires toujours irrésolus et de la complexité difficilement imaginable de l'échiquier politique, qui seront sans doute représentées de façon peu équilibrée. J'ai donc choisi d'écrire ce billet en français, afin de donner une "vue de Flandre" de cette troisième campagne électorale en quatre ans (2007 - 2009 - 2010).

Le lecteur informé connaîtra sans doute le pays de Magritte par les billets y consacrés par Jean Quatremer de Libération sur son (excellent) blog "Coulisses de Bruxelles". Il y met l'attention sur les situations absurdes vécues par les habitants francophones de la fameuse périphérie bruxelloise. Quatremer y prend clairement position pour les habitants francophones. C'est son droit en tant qu'auteur. Toutefois, je conseille plutôt la lecture des morceaux de Jean-Pierre Stroobants, correspondant du Monde, qui sont plus équilibrés. Stroobants colle plus à son rôle d'observateur et de rapporteur neutre.

Ceci étant dit, il n'est pas aisé pour les Français de comprendre les partis politiques flamands ou la sensibilité de leur public. Ayant été éloigné physiquement de mon pays pendant deux ans et demi (Paris, puis Londres et Francfort), je me suis rendu compte moi-même à quel point je l'avais été psychologiquement par rapport à l'opinion publique. En « faisant le marché » pendant la campagne électorale la semaine dernière, j'ai senti combien les gens en ont marre. Sortir de son milieu académique ou "bobo" et se retrouver face-à-face avec des électeurs mécontents peut être une expérience tout à fait utile (même si les personnes âgées et les inactifs semblent surreprésentés à ce genre d’occasions).

Si on me dit "en avoir marre de BHV" (le fameux dossier institutionnel sur lequel je reviendrai plus tard), je comprendrais cela plutôt dans le sens de dégager le communautaire si on ne peut pas le résoudre, et donner la priorité aux "vrais dossiers". Cependant, les Flamands veulent envoyer un « signal fort » aux francophones. Ils trouvent que leurs hommes politiques ont été trop doux, qu’ils se sont faits ridiculiser. Et ils se sentent vraiment lésés par ce qui vient de se passer.

I. Nationalisme, droite, identité: la spécificité du cas flamand

1. Surtout pour un socialiste, il peut paraître évident qu'on ne s'occupe pas des dossiers dits "identitaires". Qu'on lutte pour la solidarité internationale, l'intégration européenne et l'unité de la Belgique, déjà tellement petite. Qu'on condamne ceux qui agitent des drapeaux. Peu importe la nationalité ou la langue, la gauche est censée oeuvrer au bonheur de tout citoyen. A fortiori de travailler dans l'intérêt de tout le pays. Les nationalistes sont alors des types "à peine sortis du Moyen Âge", visant à remplacer la défense des intérêts économiques des faibles contre les puissants, par une définition agressive de l'identité de l'ensemble des citoyens. Ce qui privilégie les riches ou les plus forts.

2. On parle souvent d'un nationalisme de jalousie. La Flandre est riche. Mais par peur de perdre ce qu'on a, le nationalisme culpabilise un tiers pour un éventuel déclin: les immigrés ou les francophones. Les "V-Partijen" (partis déclarés pour l'évolution vers une Flandre indépendante à long terme) Vlaams Belang, N-VA et Lijst Dedecker ont un programme économiquement de droite. La Belgique est projetée comme l'instrument du Parti socialiste francophone, archaïque, gaspilleur et ringard. Si les pensions sont trop basses, c'est la faute aux Wallons et aux socialistes. Si les impôts sont trop élevés, c'est pour payer les dettes que les Francophones ont causé. Etc. De plus en plus de partis de droite (N-VA = issue de la VU, premières élections en 2003, VB = issu de la VU en 1978, LDD = issu du parti libéral en 2007) se créent une niche et trouvent des électeurs mécontents de l'offre traditionnelle (parti chrétien, soit libéral, qui sont presqu'aussi vieux que la Belgique même). La Flandre vote à droite, parce que son "ennemi naturel" se trouve de l'autre côté de la frontière linguistique, au "Jurassic Parc" socialiste (pour utiliser une expression du correspondant de l'hebdomadaire The Economist).

3. Cependant, le nationalisme flamand est beaucoup plus complexe. Il est issu de multiples discriminations réelles que subissaient les Flamands au dix-neuvième siècle, et pour beaucoup de secteurs jusqu'après la deuxième guerre mondiale. Comme tout mouvement nationaliste (pensons au Gaullisme, peut-être), le nationalisme flamand tend à mettre l'intérêt de la société entière devant celui des groupes qui la composent. Parler français est souvent associé à une appartenance bourgeoise et aisée. Aux patrons d'usine, aux évêques et aux officiers militaires du passé. Beaucoup de ressentiment face aux francophones de la périphérie découle de ce sentiment: un sentiment d'être "colonisés" par une classe aisée, qui ne veut pas s'adapter aux mœurs du pays. Or, pour sortir de cela, il faut que les élites créent leur propre variante, qui puisse faire figure de concurrent au français. Que le néerlandais soit utilisé pour la publication des lois, pour les procédures dans les tribunaux, dans l'enseignement et pour l'administration.

Bien sûr, c'est caricatural. Les élites flamandes ont été de-francisées (entre autres grâce à la néerlandisation de l'Université de Gand (1930) et la scission de celle de Louvain (1968)). De fait, aujourd'hui, elles parlent l'anglais, la langue du commerce et de la globalisation, comme deuxième langue, plutôt que le français. Les temps où on pouvait se distinguer en parlant français sont depuis longtemps révolus. Ceux qui viennent s'installer en périphérie ne peuvent donc aucunément "dominer" le Flamand ordinaire qui y vit. Il s'agit plutôt d'un vieux reste de sentiment d'impuissance face à une langue plus impérialiste que le néerlandais, qui était associée aux élites. Celui qui parle le français et refuse de s'exprimer en néerlandais (comme Olivier Maingain, président des "Démocrates fédéralistes francophones") veut humilier la Flandre. Ce sentiment de base est très difficile à combattre.

4. Johan Vande Lanotte, tête de liste au Sénat pour le sp.a et professeur de droit constitutionnel, a rappelé dans une émission de la RTBf, que les fondements du compromis belges sont doubles:
1) La solidarité: la région prospère partage avec les autres (ex: Sécurité sociale, que défendra toujours la famille socialiste)
2) Le respect: les deux cultures doivent se respecter, à commencer par la reconnaissance des bornes territoriales de chaque communauté

Cette campagne électorale a vu un nombre de revendications outrageuses de la part des partis francophones, qui donnent l'air de n'avoir vraiment rien compris à l'opinion publique flamande. La solidarité ne peut se maintenir qu'allant de pair avec un respect mutuel. Le fait d'avoir des zones linguistiques (art. 4 Constitution) dans un pays qui a commencé comme un état centralisé en 1830, peut paraître étrange aux Français. Cependant, justement à cause de la position inférieure du néerlandais, le mouvement flamand a exigé (et obtenu) la fixation dans la constitution du principe de territorialité. La langue de l'administration est celle de la région où elle est installée. La réapparition du dossier de BHV (une sorte de monstre de Loch Ness de la politique belge) a fait ressurgir les querelles d'interprétation du statut des communes à forte implantation francophone.

5. Personnellement, je n'ai rien contre l'utilisation du français en Flandre par les autorités publiques envers les administrés. Cependant, l'inverse devrait être possible aussi. Et l'histoire nous a démontré que ce n'est pas le cas. Les partis francophones ont toujours refusé le bilinguisme généralisé sur tout le territoire. Et on revient sur l'idée ancienne, que "la liberté de l'emploi des langues revient à la liberté du francophone de parler le français où il veut" (pour paraphraser le fameux Bart De Wever des nationalistes). Si le Flamand veut faire de même, il ne peut pas, parce qu'il n'est pas compris. Figurez-vous que l'enseignement de la Communauté française n'oblige pas la connaissance du néerlandais comme deuxième langue, alors que c'est toujours le cas pour le français en Flandre (malgré donc la montée de l'anglais).

La Belgique s'est construite comme un dialogue entre deux communautés. Il existe très peu de "Belges", bilingues, ayant de la famille ou des amis des deux côtés. Faire de la politique dans un environnement pareil, c'est très exigeant. Il n'existe pas (plus) de partis nationaux depuis une trentaine d'années, ni de responsabilité de ministres fédéraux devant l'autre communauté. Par conséquent, les "familles" politiques (socialistes, chrétiens, libéraux) deviennent de moins en moins pertinentes. Elles sont maintenant des alliances de circonstance, pour diviser les postes. Ou même pas, quand l'un décide de participer au gouvernement, et l'autre -vu la situation politique dans sa communauté- de camper dans l'opposition.

Voilà pourquoi les problèmes institutionnels empêchent de tacler les grands dossiers qui figurent à la une dans les autres démocraties européennes. Si la structure générale ne fonctionne pas, on ne peut pas arriver à un accord avec les 6 ou 7 partis différents, dont on a besoin pour former une majorité. Au fur et à mesure qu'on ne trouve pas d'accord sur l'institutionnel, il devient plus facile pour la droite nationaliste en Flandre de blâmer les francophones "gauchistes" et en même temps "arrogants". En Flandre, la gauche doit faire un compromis entre la reconnaissance de ces sentiments anciens de défense de l'identité culturelle menacée et son programme économique, qui n'est à réaliser qu'à l'aide des amis francophones. Si les problèmes ne sont pas résolus, elle risque de se marginaliser structurellement: il est très facile pour les nationalistes de dépeindre les socialistes en "traîtres" ou "alliés du PS".

Cependant, à l'échelon régional, une coalition entre chrétien-démocrates, socialistes et nationalistes est en place depuis un an. La N-VA ayant fait campagne sur un agenda social en temps de crise (allocations familiales "flamandes", assurance de soins de santé "flamande", compagnie d'État d'énergie "flamande") y a plutôt renforcé l'apport des socialistes dans l'accord de gouvernement. De fait, le gouvernement régional mène une politique de centre-gauche, combinée avec un discours communautaire assertif. Le ministre N-VA qui refuse de nommer trois bourgmestres francophones qui s'opposent à l'application de certaines circulaires linguistiques, est soutenu par l'ensemble du gouvernement. Mais dans les politiques concrètes, à l'opposition de son discours électoral, la N-VA peut aussi bien gouverner à gauche qu'à droite.

II. L'actualité politique récente



1. La Belgique a connu trois des pires années politiques de son histoire récente. Après des élections fédérales polarisées en 2007, les chrétiens-démocrates, chassés du pouvoir depuis 1999, sont retournés. Avec une campagne nationaliste, qui lui avait déjà permis de remporter les élections pour la région flamande en 2004. Pour résoudre le dossier de "Bruxelles-Hal-Vilvorde" (en coupant Bruxelles de la périphérie pour les élections fédérales, faisant en sorte que les partis francophones bruxellois ne pourront plus se présenter en Flandre), il n'aurait fallu que "cinq minutes de courage politique". Le CD&V, en cartel avec les nationalistes de la N-VA, ne s'était pas soucié de l'effet de cette campagne acerbe sur l'autre partie du pays . Les contacts avec le cdH, le parti sœur en Wallonie, étaient quasi inexistants. Avec 30% des voix en Flandre, le "Vlaams Kartel" comptait réaliser une réforme qui avait besoin de beaucoup plus de voix. La dévolution de compétences aux régions (prévue dans l'article 35 de la constitution) nécessitait un consensus très large. Et on ne fait pas le consensus en faisant peur aux francophones.

Résultat: trois ans de misère et de stagnation politique. Leterme n'a pas su concilier les objectifs des libéraux (qui voulaient un gouvernement sans socialistes), des chrétiens-démocrates francophones (qui voulaient le PS dans le gouvernement) et de son partenaire de cartel (qui voulait une majorité des 2/3, pour réformer la constitution). Résultat: Leterme a pris le PS au gouvernement (afin d'obtenir la majorité des 2/3 et de satisfaire la présidente très exigeante du cdH, Joëlle Milquet), mais a perdu ses alliés nationalistes quand même (octobre 2008). La volonté d'exclusion des socialistes, formulée par les libéraux flamands, a abouti à ce que... les socialistes flamands, mais non les francophones (qui sont plus détestés en Flandre) rejoignent l'opposition. Entretemps, il a été humilié. Son adversaire électoral, le premier ministre Guy Verhofstadt (libéral flamand, mais modéré, ayant gouverné avec la gauche pendant huit ans), a été sollicité par le roi pour mener un gouvernement intérimaire (décembre 2007-mars 2008). Ce n'est que presque neuf mois après sa victoire éclatante que Leterme a pu franchir le seuil de la résidence du premier ministre.

2.Si on regarde les événements de 2007-2010, il est clair que Leterme aurait dû démissionner et demander de nouvelles élections en 2008. Vu l'importance des dossiers institutionnels, il était évident que le gouvernement allait être paralysé tant qu'il n'aurait pas été résolu. Et que Leterme était incapable de le faire. Le succès de 2007 l'a amené a une fonction qu'il n'était pas capable d'exercer. Leterme n'a pas les talents d'un leader, au-delà de son propre parti. La preuve a été donnée par son successeur, Herman Van Rompuy, qui a repris le gouvernement (contre toute attente) après l'affaire de la "Fortisgate". Sous Van Rompuy, les conflits ont été traités en coulisses, alors que chez Leterme, les ministres racontaient le déroulement des négociations devant les caméras en sortant du château de Val-Duchesse... La crise bancaire, qui a éclaté au moment où la N-VA a rompu le cartel avec Leterme, l'a empêché.

La désignation de Van Rompuy comme président du conseil de l'UE remettait Yves Leterme (entretemps légitimé par sa participation aux élections flamandes) en place. Cependant, dès le début de sa mission, il était clair que même son propre parti ne lui faisait plus confiance. Les négociations "BHV" (dont il avait dit en 2004 qu'ils nécessiteraient que cinq minutes de courage politique...) on été confiées à son prédécesseur Jean-Luc Dehaene. Vu les positions inchangées des deux côtés (les partis flamands réclamant la scission de l'arrondissement avec compensations modérées, les francophones refusant toute scission sans compensation substantielle), le moment était venu pour les libéraux flamands de faire tomber un gouvernement dominé par la gauche (aile travailliste du CD&V-cdH-PS) et les francophones (la coalition ne disposait plus de majorité en Flandre depuis le départ de la N-VA en octobre 2008).

III. Campagne: deux pays différents ?

1. La Flandre semble se résigner à une victoire des nationalistes de droite de Bart De Wever (président de la N-VA qui passe ses vacances en Lederhosen en Bavière, mais qui a réussi à se rendre populaire grâce à une émission pipole de la télévision flamande). Les sondages indiquent entre 22 et 26% des voix, ce qui est énorme pour un parti qui n'en recueillait que 4,8% en 2003. Mais, comme signalé plus haut, la présence des partis de droite à tendance nationaliste ne date pas d'hier. En 2004, l'extrême droite (bien que condamnée sévérmement pour racisme et incitation à la haine) râflait 24% ou 1 million des voix en Flandre (régionales). De Wever, qui est évidemment plus modéré, récupère une partie de ces électeurs.







Le pari de Leterme d'aller aux urnes avec les nationalistes en 2007 lui revient comme un boomerang politique:
- Il n'est plus le candidat de proue de son parti (sa présidente, au profil plus modéré, Marianne Thyssen, tire la liste au Sénat)
- Il restera dans les livres d'histoire comme un des pires premiers ministres du pays (800 000 voix de préférence, mais cinq démissions en trois ans, dont deux en tant que premier ministre et trois en tant que formateur; au total, en 2007-2010, Leterme n'aura été premier ministre en fonction que de mars à décembre 2008 et de décembre 2009 à avril 2010)
- Il a rendu les nationalistes acceptables auprès de l'électorat CD&V; une partie de son parti a été radicalisé; mécontent de l'échec institutionnel, il suit De Wever

2. Les autres partis ont essayé de discréditer De Wever, mais vu la courte durée de la campagne électorale (deux semaines...) et sa forte popularité personnelle, ils n'ont pas donné l'air d'y croire vraiment. Parfois, le caractère irréalisable des projets nationalistes (ex: scinder les retraites, scinder le droit du travail) a été exposé, mais pas dans les émissions "prime time", où le président populaire bat facilement ses adversaires moins doués en rhétorique. Les socialistes flamands semblent incapables de profiter de leur cure d'opposition. Le public les associe au gouvernement (bien qu'ils n'en fassent plus parti depuis trois ans) et voit la N-VA comme alternative (bien que ce parti ait soutenu Leterme jusqu'à octobre 2008).



3. Côté francophone, personne n'avait vraiment envie de faire campagne. La dégringolade du parti libéral semble annoncée. Victime de turbulences internes et concurrencé à Bruxelles par le parti populaire, de "droite décomplexée", il ne semble plus en état de rivaliser avec les socialistes wallons et agite férocement le drapeau (cf. image). En cas de victoire, le PS pourrait livrer le nouveau premier ministre (ce serait le premier francophone depuis trente ans). Cependant, il aura à négocier avec les nationalistes flamands, qui ne lui offriront le fauteuil qu'en échange de contreparties considérables.

IV. Prognose



1. Il est peu probable que les négociations aboutissent vite. Les rumeurs de pourparlers préalables N-VA/PS et les enseignements du pacte d'Egmont (où le chef nationaliste Hugo Schiltz a pactisé avec les socialistes francophones) disent peut-être que ce n'est pas impossible. Mais la distance paraît grande entre possible et probable. La tenacité des francophones radicaux (Milquet, Maingain) est de mauvaise augure. Je crois qu'ils veulent empêcher qu'un accord ait lieu. Pour ensuite provoquer de nouvelles élections d'ici un an, en espérant que le N-VA perdra son "bonus". C'est dangereux, et ça pourrait vraiment mettre le pays en danger. La Flandre ne connaît qu'une voie pour exprimer son refus du blocage: voter pour les extrémistes ou se créer un "champion flamand" comme Leterme ou De wever. Les francophones commettent la même erreur que Leterme en 2007. Sans modération et sans volonté politique, les institutions belges ne peuvent pas fonctionner.

2. En 2003, N-VA et Vlaams Blok avaient 21-22% des voix. En 2009 (élections flamandes), ce pourcentage avait augmenté à 28%. Si on additionne la Liste Dedecker (parti populiste ultra-libéral), on arrive à 35%. Les sondages indiquent 42% pour l'instant. La situation devient dangereuse. D’autant plus qu’il n’est pas exclu que, lors d’un nouvel échec, la CD&V ne refasse le cartel flamand. De Wever a toujours rêvé d’une alliance comme la CDU/CSU en Allemagne, capable d’être majoritaire. Beaucoup de figures connues n'hésitent pas à proclamer leur préférence pour une Flandre indépendante, comme le journaliste politique Siegfried Bracke, qui a rejoint la N-VA comme tête de liste à la Chambre.

Ce serait une très mauvaise option de scinder le pays, prise au détriment des citoyens flamands. On espère donc que la raison reviendra et que les deux piliers de la construction belge ne seront plus mis en discussion. Ainsi, nous pourrons nous occuper un peu plus du monde en crise qui nous entoure et qui détermine notre capacité d'agir...

1 opmerking:

Anoniem zei

Merci pour cet article super instructif, n'hésite pas à en faire plein d'autres !