zaterdag, juli 31, 2010

L'Union fait la force = larguons madame Milquet !


Il est bien surprenant de constater que la présidente-fondatrice du cdH (petit parti chrétien-démocrate francophone) continue d'attirer le gros de l'attention médiatique pendant les négociations qui devraient aboutir... à un début de formation de gouvernement fédéral belge (vous voyez où nous en sommes). Un parti qui n'occupe que neuf sièges à la Chambre des Représentants, qui en a perdu un par rapport à la législature précédente, où il a déjà été à la source d'une formation ratée. 9 sièges sur 62 francophones, ou à peine 14,5%. Sur l'ensemble de la Chambre (150), ça fait 6%.

Pourquoi Milquet, sa présidente, peut-elle occuper autant de terrain ? Si les journaux parlent d'engueulade entre francophones et néerlandophones, ça semble se résumer à CD&V/N-VA contre cdH. On n'entend rien du côté du PS, ni d'Écolo, ni du sp.a, ni de groen.  Tout à coup, madame Milquet décide de partir en vacances à Bodrum avec ses enfants. Hop ! Les négociations sont suspendues. Pourquoi est-ce toujours elle qui décide ?  


Son résultat à Bruxelles était médiocre, pour le moins. Même avec une bourgmestre d'une commune à facilités (Sint-Genesius-Rode, où la présidente avec réclamé un "corridor" territorial de la Wallonie à la capitale) sur sa liste, elle ne fait que 7,73% (14,6% des voix francophones). Ce qui veut dire que dans son fief électoral, même pas un électeur sur dix (ou un francophone sur six) a voté cdH. Les 67.324 voix BHV-iennes du cdH font 18% de son total, alors que les voix francophones à BHV représentent 19,69% du total des francophones. Autrement dit, son résultat électoral était faible. La présidente hyper-exposée dans les médias n'arrive même pas à faire un score proportionné à la taille de son arrondissement.

Milquet est devenue le symbole du "non" francophone à une évolution de l'État, qui a provoqué le séisme électoral en Flandre. D'autant plus facile pour des négociateurs mal intentionnés de l'autre côté de la frontière linguistique, de lui attribuer l'échec des pourparlers.

Pourquoi pas la larguer, si les choses n'avancent pas ? Le pire qu'elle pourrait faire, c'est de laisser tomber les gouvernements régionaux en Wallonie et à Bruxelles. Eh bien, qu'elle le fasse... Elle a perdu les élections, elle devrait la fermer à la table des négociations ! Au moment où on a besoin d'une large majorité et d'un consensus, elle ne cesse de faire obstruction. Visiblement, l'intérêt de l'État ne la séduit pas. Si le cdH s'oppose à une réforme de l'État, qu'il aille crier dans l'opposition et qu'il laisse travailler les autres ... La population veut un accord, il n'est pas raisonnable d'encore faire capoter tout le bazar sur le non du petit poucet.

Si toutefois on ne la largue pas... Il y a de fortes raisons de croire que PS et Écolo pensent tout bas ce qu'elle dit tout haut. Ce qui serait très irresponsable.

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