maandag, februari 14, 2011

Morel

Delicaat onderwerp, maar de eerste paragrafen van het artikel van Jean Quatremer stemmen toch wel tot nadenken.
(bron: Coulisses de Bruxelles)
Marlène Mercier, députée du Front National, vient de mourir à 38 ans, d’un cancer. Les chaines de télévision lui consacrent de longs sujets et la presse nationale est éplorée : cette mère de deux enfants qui disparaît si tôt, la France est bouleversée. Alors qu’elle n’habite pas Paris, l’évêché accepte que ses funérailles soient organisées à Notre-Dame. Le patron de l’UMP, avec lequel elle a fait ses études et un bout de chemin politique avant de rejoindre la formation fasciste, accepte, à la demande de son mari, ancien président du FN, de prononcer son oraison funèbre. Près de vingt-cinq mille personnes assistent à ses funérailles, dont de nombreux politiciens des partis démocratiques qui lui ont rendu un vibrant hommage… C’est un grand moment d’unité nationale. Il faut dire que, dès qu’elle a appris sa maladie, cette ancienne miss France l’a annoncée et médiatisée avec la complicité des médias. Le Figaro lui a immédiatement offert une chronique hebdomadaire pour qu’elle raconte son combat contre la maladie et elle a même écrit un livre. Elle est passée régulièrement sur les plus grandes antennes du pays. En deux ans, elle est devenue une véritable icône. D’où l’émotion suscitée par son décès, en dépit de son appartenance au FN et de sa virulence raciste qui l’a rendue célèbre.

Inconcevable ? Vous avez raison. C’est non seulement inconcevable en France ou dans n’importe quel pays démocratique, mais aussi en Belgique francophone où le FN est totalement isolé (et réduit à la portion congrue). En revanche, cela l’est tout à fait en Flandre. 

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