maandag, maart 21, 2011

Zwarte zondag in Frankrijk


De bombardementen op Tripoli hebben niet geholpen: de partij van Sarkozy kende gisteren een afstraffing
in de kantonverkiezingen. Het onderstaande filmpje legt uit waar die verkiezingen over gaan (en waarom de helft van de Fransen gisteren niet is gaan stemmen, o.a. in Parijs was er geen campagne, in de banlieue wel). Wie het filmpje ziet, begrijpt dan weer makkelijk waarom 55% van de resterende kiezers niet is komen opdagen.



Resultaten:
PS 25,04%
UMP 17%
FN 15,18%
Front de Gauche 9%
Europe-Ecologie/les Verts 8,28%

De resterende percentages worden ingenomen door kandidaten "Divers droite" of "Divers gauche", die resp. door UMP en PS gepatroneerd worden. De eerste categorie is nogal omvangrijk deze keer, omdat veel UMP-kandidaten niet durven opkomen met de partijnaam of de verwijzing naar Sarkozy. UMP-minister Claude Guéant telde gisteren alle "divers droite" en FN samen, en kwam aan 32%. Wat natuurlijk prompt werd bestreden door de PS, die in dat geval ook alle "divers gauche" opeiste (rond de 6%). Als je alle linkse stemmen optelt, is er een meerderheid van nipt boven de 50%.

Volgens exit-polls heeft een kwart van Sarkozy's kiezers uit 2007 gestemd voor Marine Le Pen. Het FN zit in de tweede ronde in één kanton op vier.

Het resultaat van het FN zal er echter niet toe leiden dat het aantal zetels sterk stijgt. Je mag het zeker niet optellen bij de UMP. In de tweede ronde, volgende week, kan het noch van de PS, noch van de UMP steun krijgen. 

Praktisch gezien zorgen de "triangulaires" er wel voor dat er meer PS-kandidaten verkozen worden. De PS heeft al opgeroepen om voor UMP-kandidaten te stemmen waar er geen linkse kandidaat in de tweede ronde is (= geen triangulaire, maar een confrontatie tussen de twee kopkandidaten). De partij van Sarkozy durft dit niet in omgekeerde richting, uit schrik voor het discours van Martine Le Pen, die het altijd heeft over de "UMPS" (idee dat beide grote partijen eigenlijk de hele tijd hetzelfde doen).

Meer bij de speciale sectie op de site van Le Monde.

Zie ook onderstaande analyse uit Libération.
Cantonales 2011, le test
La moitié des conseillers généraux de tous les départements est renouvelée lors des élections des 20 et 27 mars.
POLITIQUES 20/03/2011 À 21H11

«On assiste à une une véritable déroute électorale pour l'UMP»
INTERVIEW
François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, analyse le premier tour des élections cantonales.
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LIBERATION.FR


Que faut-il retenir de ce premier tour de scrutin des élections cantonales ?

D'abord une véritable déroute de l'UMP. S'il se confirme que le parti majoritaire est autour de 16%, c'est probablement l'un des plus mauvais scores, tous scrutins confondus, pour cette formation. C'est d'autant plus paradoxal qu'une absention forte est a priori plus favorable à l'UMP qu'aux autres partis. Ce scrutin témoigne d'une véritable déception à l'égard des résultats de la politique mise en œuvre par Nicolas Sarkozy et ses gouvernements depuis 2007. Son élection avait suscité des espoirs très importants et lui-même avait mis en place un discours fondé, justement, sur le résultat. Tous les sondages montrent des insatisfactions majeures sur le pouvoir d'achat, sur l'emploi... Les tentatives de l'UMP pour éviter un vote sanction en essayant de dépolitiser ce scrutin dont il a très peu parlé ont été un échec. C'est une véritable déroute électorale pour l'UMP.

L'UMP serait donc le grand perdant, le FN le grand gagnant...

Le vrai résultat massif, c'est la déroute de l'UMP. La droite parlementaire n'a pas disparu avec ces cantonales, mais l'UMP accuse le coup. On assiste surtout à un véritable désenchantement démocratique. D'abord, il y a un nouveau record d'abstention (autour de 55%) pour ce scrutin, soit près de 20 points de plus qu'en 2004 sur les mêmes cantons. On est là sur des chiffre d'abstention comparables aux dernières élections européennes et régionales.

Ceci va de pair avec le score élevé du Front national. Lequel dénote le souhait d'une autre politique qui ne soit ni une politique de droite modérée, ni une politique de gauche modérée dans un contexte général de peur économique et sociale. Ce qui explique la puissance de ce vote, c'est qu'il relève de facteurs multiples: une dynamique FN profondément enracinée et notée dans plusieurs sondages ainsi qu'un vote gouverné par des peurs mouvantes qui concernent notamment l'immigration.

Le PS tire-t-il véritablement son épingle du jeu ?

Le parti socialiste, avec un score autour de 25%, obtient en réalité un résultat stable par rapport au précédent scrutin cantonal dont le niveau était déjà élevé. Ce qui va compter pour 2012, c'est sa capacité à mettre en branle une dynamique de gauche au delà du PS car, à lui seul, il plafonne. Le score des écologistes à 9-10% est intéressant, il confirme les succès obtenus par Europe écologie; de même, 8% pour le Front de gauche, c'est un bon résultat. Cette dynamique est forte. Nous avons donc un PS qui se maintient et deux "booster associés" que sont les écologistes et le Front gauche. Le PS doit donc raisonner de façon collective dans la perspective de 2012.

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