dinsdag, november 06, 2012

sp.a Aalst en de "purification linguistique"

Trieste beslissing van sp.a Aalst gisteravond (zie bijvoorbeeld de tribune van Caroline Copers in De Morgen, 7 november)). En terecht editoriaal van Francis Van de Woestijne in La Libre Belgique (6 november). La méfiance, la haine, le rejet. Taalkundige zuivering, nu ook met socialistische steun. Postjes of principes ? De keuze lijkt duidelijk in de Ajuinenstad. De rechten van de Franstaligen zijn verkocht voor twee schepenambten (zie ook het édito van Béatrice Delvaux in Le Soir,, 7 november, over "le geste noir des socialistes aalstois": is de uitoefening van de macht het waard dat je alles aan de kant schuift waarin je gelooft ?). Enig sprankeltje hoop: de jongeren lijken toch alvast niet mee te doen aan deze hoogmis van onverdraagzaamheid.

La purification linguistique de la N-VA

Mis en ligne le 20/10/2012
Un commentaire de Francis Van de Woestyne
Il ne faut pas miser sur un échec de Bart De Wever à Anvers pour espérer que la N-VA connaisse un premier revers électoral aux élections de 2014. Là-bas, dans cette magnifique métropole, l’ancien bourgmestre, Patrick Janssens, a, pendant 6 ans, mené une politique extrêmement dynamique. Tout n’est pas réglé. Certains quartiers sont toujours problématiques. Mais quelle vitalité, sur le plan culturel et architectural notamment ! Il suffira que Bart De Wever inscrive son action dans les pas de son prédécesseur pour que la ville rayonne encore. Une remarque, au passage. Bart De Wever se plaint souvent du fait que les Flamands, qui votent à droite, doivent supporter un Premier ministre de gauche. On notera que les électeurs du centre d’Anvers, qui ont massivement voté pour Patrick Janssens, devront accepter un bourgmestre de droite. Faudra-t-il installer une confédération à Anvers ?
Donc, à Anvers, De Wever est sur du velours. Que faire, alors, pour réduire l’influence des nationalistes flamands ? On pourrait, comme le dit avec humour Pierre Kroll, diffuser des odeurs de frites dans l’air conditionné du bureau de Bart De Wever pour susciter son appétit et le faire regrossir Ou l’attirer au Sofitel d’Anvers, où l’attendrait une âme charitable... Ou compter sur la dynamique nationale lancée par nos valeureux Diables Rouges pour susciter un regain de belgitude en juin 2014, lors de la prochaine négociation gouvernementale. Peu crédible, d’accord.
Que faire, alors ? On peut attendre qu’apparaissent dans le paysage politique flamand des hommes et des femmes politiques capables de s’opposer à lui, de répondre à ses affirmations sans fondement, à ses jugements rapides, à ses sarcasmes, à ses menaces, à ses ukases, à ses bêtises. En 18 mois, c’est impossible.
Mais que faire ? Les réponses, encore partielles, peuvent d’abord venir de la rue de la Loi et de Namur. Il est indispensable que le gouvernement fédéral aille au bout de ses peines, redresse le pays, réduise le déficit et entreprenne les réformes attendues, tant sur le plan socio-économique qu’institutionnel. Le redressement de la Wallonie peut, d’une certaine manière, assécher son refrain sur le "boulet" que constituent les francophones. Ne soyons toutefois pas dupes : même si le Sud devenait l’Eldorado, il voudrait encore scinder le pays.
Mais patience... Il se pourrait bien que la N-VA trébuche toute seule. Et qu’elle se décrédite ainsi aux yeux de l’opinion publique flamande, voire des médias du nord du pays. Car des fautes, De Wever en fait. La première de ces fautes, il l’a peut-être commise dimanche soir. Qui n’a pas été étonné par l’attitude de Bart De Wever, lors de son allocution ? Et l’on ne parle même pas des injures qu’il a adressées au disc jockey, coupable à ses yeux de ne pas avoir éteint la musique assez vite. Mais sa gestuelle, son langage guerrier, ses expressions hargneuses sont plus celles d’un leader maximo un peu allumé que d’un président de parti qui, simplement, savoure une victoire. Le bourgmestre de Gand, Daniël Termont, n’a pas hésité à dire que le langage de De Wever lui rappelait celui du début des années 30. Est-il le seul à avoir tremblé, en Flandre, en découvrant un De Wever illuminé, marchant d’un pas militaire vers l’hôtel de ville d’Anvers et apparaissant au balcon comme seul "Saint-Nicolas" ose le faire ?
Mais il y a pire. Accédant à la majorité de la ville d’Alost, la N-VA s’est empressée de créer un échevinat qui aura notamment pour mission de lutter contre la francisation de la ville. Il est clair que la ville est flamande et que les francophones n’y disposent d’aucune facilité. Il n’est pas question de contester cela. Mais considérer que les francophones sont des envahisseurs, c’est susciter la méfiance, la haine, le rejet. Désormais, les services d’Alost, pardon d’Aalst, n’observeront plus ce qui se passe en haut des tours de la ville, mais bien les éventuels progrès, insidieux ou visibles, du français dans la cité. Les fraises de Wépion, les choux de Bruxelles, les bêtises de Dinant seront donc bannies des échoppes. C’est ridicule, et dangereux. N’ayons pas peur des mots, cela s’appelle de l’épuration linguistique. Est-ce là, le vrai visage de la N-VA ?
(bron: lalibre.be)

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