(bron afbeelding: TVVisie)
Ik werd geïnterviewd door Gert Geens in De Wereld Vandaag over de beslissing van Emmanuel Macron om van Eerste Minister te wisselen.
Het interview kan hier worden beluisterd.
Het was enigszins verwacht na de eerste ronde, maar de einduitslag van de gemeenteraadsverkiezingen in Frankrijk verraste toch nog. Om maar een voorbeeld te nemen: iedereen dacht dat Bordeaux bij het rechtse LR zou blijven. Aan het einde haalde de linkse lijst het, en bleek zelfs neo-trotskist Philippe Poutou tien procent van de stemmen te hebben gehaald. Niemand gaf twee jaar geleden veel voor haar overleven, maar Anne Hidalgo (PS) haalt in Parijs de helft van de stemmen. Martine Aubry, de moeder van de 35-urenweek, overleefde nipt. Toch kon ze haar blijdschap over het algemene resultaat moeilijk verstoppen. Zelfs in 2008 onder Sarkozy was de uitslag voor links niet zo verbluffend goed als nu..Lees het volledige stuk bij De Morgen.
Zondag trekken de kiezers in 4.855 Franse gemeenten onder corona-beperkingen naar de stembus. De eerste ronde ging nog door in het eerste weekend van de lockdown (15 maart). Veel (gepensioneerde) kiezers bleven thuis. In de meeste (kleinere) gemeenten is er geen tweede ronde, maar in de grote steden is de strijd nog open. LREM, de jonge partij van de president, deed het slecht. De partij komt niet in beeld als alternatief op plaatsen waar de president nochtans wél scoorde in 2017. De kandidate die in Rijsel gelanceerd werd tegen Martine Aubry, moest zowel PS als groenen met een straatlengte laten voorgaan. In Bordeaux staan links en rechts gelijk, met meer dan 20 procent voorsprong op de partij van de president. In Marseille haalde LREM nog geen 8 procent. Gérard Collomb, de PS-nestor die Macron steunde in 2017 maar de regering verliet na een jaar, heeft in Lyon een alliantie gesloten met rechts, tégen LREM. ‘Niet de windhaan is gedraaid, maar de wind’: als politieke overlever Collomb van kant wisselt, is er waarschijnlijk iets grondig veranderd.Lees het volledige stuk bij De Morgen.
Abbot Saint-Pierre (1658-1743) is one of the most studied early 18th century political thinkers. His “utopian” project of perpetual peace was published during the Utrecht Peace Congress (1712-1713), where plenipotentiaries from various European powers ended the War of the Spanish Succession (1701-1714). As Merle Perkins demonstrated, Saint-Pierre’s conceptions on the state of nature and man’s violent instinct were similar to Hobbes’. Saint-Pierre, by contrast, believed in the possibility to overcome the violent state of nature. The key element here was the freezing of reciprocal legal claims by monarchs, which were always a source of conflict. Leaving quarrels behind, the “European Union” would be able to ensure the “tranquil possession” of sovereigns. The diplomatic context after the Peace of Utrecht was more compatible with his position than his first version (1712), wherein he castigated balance of power-politics. The peace was based on the mutual renunciations by the most prominent pretenders to the Spanish Succession. Saint-Pierre redacted the 1717 edition of his Projet to convince the Regent’s diplomats. Their efforts focused on finding a solution for the duchies of Parma and Piacenza, and the Grand-Duchy of Tuscany. The context of Regency diplomacy explains the attempts of Saint-Pierre to deliver a credible message, able to convince the actors of French foreign policy.Résumé:
L’abbé de Saint-Pierre (1658-1743) est un des penseurs les plus étudiés du début du dix-huitième siècle. Son projet « utopique » de paix perpétuelle fut publié pendant le Congrès de paix d’Utrecht (1712-1713), où des plénipotentiaires de diverses puissances européennes mirent fin à la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714). Comme le souligne Merle Perkins, les conceptions de Saint-Pierre, comme celles de Hobbes, partaient de la crainte comme fondement de l’ordre social et de la nécessité d’un arbitrage obligatoire. Saint-Pierre croyait en le dépassement de l’état de nature violent. L’élément-clé était la fixation des prétentions juridiques réciproques des souverains, source de querelles. En abandonnant les querelles, l’ « Union européenne » pourrait assurer la « possession tranquille » des souverains. Le contexte diplomatique après la paix d’Utrecht était davantage compatible avec sa proposition que celui du début de la conférence, où Saint-Pierre fustigeait l’équilibre des pouvoirs. La paix était basée sur les renonciations réciproques des principaux prétendants à la succession d’Espagne. Saint-Pierre écrivit l’édition de 1717 de son Projet pour convaincre les diplomates du Régent, qui s’appliquaient à introduire une solution semblable pour les duchés de Parme et de Plaisance, et pour le Grand-Duché de Toscane. Le contexte de la diplomatie de la Régence explique les tentatives de l’abbé de formuler un message crédible, susceptible de convaincre les acteurs de la politique étrangère française.Read the full article here. (DOI 10.35562/cliothemis.316)
This book (as the title indicates) is a short and breath-taking overview of the history of validity in Western legal culture from Roman law to constitutional control.1Köpcke tackles an essential normative problem: what is the role of lawyers’ ‘intentional say-so’ (8) in changing ‘legal positions’? How did the ‘legal technique’ (p. 3) of validity originate in private law, to assess or empower legal ‘transactions’ (translation of Savigny’s Rechtsgeschäft)? If transactions (contract, testament) exist in their own, validity is the technique used by lawyers to restrain or remove them. Hence private law’s initial focus on invalidity (8). How did it develop in the ius commune, and, finally, how did it apply to public decisions (administrative adjudication) and law-making (judicial review)? Constitutionalism (implying the precedence of fundamental norms over legislation) is presented as ‘just another sense’ of the ‘long-standing technique’ of validity (7).The full text is available in open access here.
La loi fondamentale posée pour base du Traité d'Utrecht a eté d'établir un Equilibre et des limites politiques entre les Etats; dont les interêts respectifs avoient fait le sujet de la guerre, de sorte que leurs forces ne fussent point doresnavant à craindre, et ne pussent causer aucune jalousie.
Pour mettre cette loi en execution, il a été convenu que lesdits Etats ne [f6v°] pourroient s'étendre au delà de ce qui etoit resté dans le Traité, soit relativement au commerce et à la navigation, soit contre l'union des differentes couronnes ensemble afin, dit le Traité, que plusieurs Puissances etant reünies en une seule, la balance de l'egalité qu'on veut assûrer, ne penche point à l'avantage de l'une d'Elles, au prejudice des autres, et que lesd. Puissances inspirent moins de craintes, et ne puissent aspirer à la monarchie [f7r°] universelle.
Au mépris d'une loi si solemnelle et si claire, la couronne britannique n'a cessé depuis la Paix d'Utrecht de s'étendre par les divers avantages de commerce et navigation qu'Elle a extorqués de l'Espagne, par les empietemens qu'Elle a faits sur les colonies de la France et de l'Espagne en Amerique, et le despotisme qu'Elle a exercé et exerce sur toutes les nations commerçantes. Enfin Elle n'a fait aucun pas depuis cette Epoque qui n'ait eté dirigé vers [f7v°] la monarchie universelle des mers dont Elle est prête de s'emparer pour toûjours, si l'on n'y met de promts et puissants obstacles.
La hollande, qui auroit dû s'y opposer, et pour son propre interêt, et pour l'execution des Traités, y a au contraire infiniment contribué par le changement de son gouvernement, contre les principes du Traité d'Utrecht et par la complaisance pernicieuse qui en a resulté de sa part, pour les projets ambitieux de l'angleterre.
[f8r°] Quand les traités d'Utrecht ont eté conclus, les Provinces unies formoient une Republique composée de plusieurs Etats reünis sous les Loix d'une confederation qui devoit être immuable. Telle est la Republique dont l'erection a eté protegée par la France, et qui a subsisté encore long tems après le Traité d'Utrecht. Tel est le gouvernement qui faisoit le titre de sa consideration et de son rang entre les autres Puissances de l'Europe et le fondement de leur confiance pour elle [f9v°]. C'est avec cette Republique que Louis XIV. a conclu le traité d'Utrecht, et que Louis XV son successeur a promis de l'executer; mais le Gouvernement de cette République est entierement changé par l'introduction du stathouderat, tel qu'il a eté etabli. La Hollande n'est plus Republique que de nom. Elle est devenüe une Province d'angleterre regie selon les maximes et les vües de cette couronne. Dabord par un Prince Gendre du Roi d'angleterre puis par une Princesse fille du même Roi, actuellement par son [f10r°] petit fils, et dans la suite par des Princes et Princesses leurs descendans, tenant et fort près à la maison qui regne en Angleterre.
Les Stathouderats precedents etoient passagers, mais l'etablissement du Stadhouderat actuel est un acte par lequel les Provinces unies se sont donné [sic] pour toûjours un chef revêtu d'une autorité incompatible avec leur liberté absolüe; cette dignité est devenüe perpetuelle et hereditaire, en sorte qu'elle n'est plus attachée au merite d'un chef librement Elu pour un tems limité, mais [f10v°] au hazard perpetuel de la naissance d'un Prince allié par le sang à la maison d'hanovre, pour comble de préjudice, relativement aux Provinces-unies, et a toute l'Europe ce stathouderat peut non seulement être exercé par un tuteur ou une tutrice, pendant la minorité du stathouder mais il est encore transmissible aux femelles, de sorte que par un renversement de toutes les Loix de l'Etat, une femme peut être le chef d'une pretenduë Republique [f11r°] qui n'a jamais admis aux charges de son gouvernement que des hommes, et cette femme deja alliée par le sang à la maison d'hanovre peut transmettre son autorité à son mari, et la faire passer dans une maison etrangere, devoüée comme Elle a l'angleterre, et ennemie soit de la France, soit de la Republique même.
Il est donc certain que par l'établissement de ce stathouderat hereditaire et feminin, les hollandois ont renversé leur Gouvernement et [f11v°] y en ont substitué un tout nouveau, contraire à la loi fondamentale du Traité d'Utrecht, en ce qu'il rend la hollande assujetie aux vües de l'angleterre, et qu'il étend la puissance de celleci au prejudice du commerce universel, et des libertés de l'Europe entiere.
Il resulte de là que le traité d'Utrecht est totalement éteint dans les circonstances presentes. Il l'est entre la France et la Grande-Bretagne par la guerre survenüe entre ces 2. couronnnes [f12r°]. il est anneanti entre l'Espagne et l'Angleterre par le parti que la Cour Britannique a pris de rompre avec celle de Madrid. Enfin ce Traité n'existe plus entre la France l'Espagne et les hollandois par le renversement de leur gouvernement, et par les consequences funestes qui en ont resulté, au moyen de leur devoüement à l'angleterre, lequel est si aveugle, que malgré les excès continüels que la nation angloise commet contre leurs vaisseaux, ils ne cessent [f12v°] de travailler pour lui procurer la balance du pouvoir maritime, et se rendent à la fois victimes et complices de l'agrandissement et present et futur des anglois.
Dans cet etat il y auroit de la duperie de la part des couronnes de France et d'Espagne, d'executer en particulier les stipulations de commerce du Traité d'Utrecht avec les hollandois tandis qu'ils les transgressent en faveur des anglois; la duperie seroit encore plus grande dans la circonstance de la guerre avec l'Espagne. Le dessein des anglois etant [f12r°] d'aneantir le commerce universel; le plus grand moyen d'y reüssir est la non interruption du leur et ce sont les hollandois qui leur procureront, comme dans la derniere guerre avec l'Espagne, la continüation de leur commerce dans ce Royaume, en y introduisant sous le plomb d'hollande les Etoffes angloises, et autres productions de leurs manufactures.
C'est la prevoyance de cette manoeuvre, qui a rendu necessaires les stipulations de commerce contenües dans le Traité entre la France et l'Espagne [f12v°] elles ne sont point contraires au Traité d'Utrecht qui n'existe plus. Elles sont indispensables puisque si l'on ne coupe les ressources du commerce des anglais, leur projet d'anéantir le commerce universel est consommé et que le salut de l'Europe est attaché aux obstacles efficaces qui seront opposes à ce pernicieux dessein. Par consequent il n'est pas possible de changer de conduite avec les hollandois, à moins qu'ils ne changent de sisteme par rapport à l'angleterre, et qu'ils [f13r°] ne donnent des preuves autentiques d'un concours sincere à la deffense de la liberté du commerce et de la navigation de l'Europe.


Ce livre a l’ambition d’ouvrir une nouvelle dimension pour l’histoire des relations internationales en étudiant la naissance, en Europe, d’une diplomatie prenant en compte le monde entier, où les Européens cherchent à être présents en ce temps de première mondialisation. Les traités de paix, signés à partir de 1713 à Utrecht puis à Rastatt et à Baden, mettent fin à un conflit qui dure depuis 1701, la guerre de Succession d’Espagne, et ils règlent en particulier le sort de l’immense monarchie espagnole qui contrôle des territoires sur tous les continents. Depuis les traités de Westphalie de 1648, le congrès diplomatique s’est imposé comme l’instrument des grandes recompositions géopolitiques destinées à établir la paix. Une telle réunion de négociateurs correspond à une confrontation maîtrisée où sont évalués les résultats des campagnes militaires et où sont cherchés des expédients pour faire accepter l’arrêt des hostilités. Pour des siècles trop souvent considérés comme des successions de guerres, par lesquelles des États en formation s’imposent en s’opposant, ce recueil d’études propose d’approcher l’histoire de l’Europe et du monde sous un autre angle, plus lumineux : celui de la négociation, puisque l’affrontement débouche aussi sur l’élaboration de pratiques destinées à résorber à tout prix la violence entre les pays européens. Néanmoins, cela conduit aussi à esquiver des litiges ou des souffrances collectives pour ne pas retarder ou empêcher la conclusion des traités. Finalement, une paix durable, comme celle de 1713-1714, fait de tous les belligérants des mécontents, tout en les obligeant à accepter un oubli général des traumatismes subis. Ces discussions intègrent les questions économiques, commerciales et coloniales, ce qui permet de parler de diplomatie-monde, afin d’aborder le dialogue avec des populations lointaines mais aussi des drames humains comme la traite des esclaves africains. Cet ouvrage se propose de considérer également les fondements d’une culture de paix, à travers l’émergence d’une opinion publique internationale, la réflexion sur la paix perpétuelle, la construction d’un événement historique qu’il faut célébrer et commémorer.On the editors:
Des historiens, venus d’horizons variés, donnent ici des études d’une grande rigueur, offrant une somme de connaissances historiques d’une incomparable richesse, et ils proposent des analyses originales et des interprétations novatrices, renouvelant en profondeur l’histoire des relations internationales, de la diplomatie et des sociétés des Temps modernes.List of contributors:
Joaquim Albareda i Salvadó, Antonella Alimento, Bruno Arcidiacono, José Manuel de Bernardo Ares, Fabrice Brandli, Guido Braun, François Brizay, Bruno Demoulin, Frederik Dhondt, Indravati Felicité, Marsha & Linda Frey, Guillaume Hanotin, Gilles Havard, Stéphane Jettot, Bernd Klesmann, Maria Viginia León Sanz, Sylvain Lloret, Victoria Lopez-Cordon, Pierpaolo Merlin, Maria de los Angeles Perez Samper, Rik Opsommer, François Pernot, Laurent Perillat, Géraud Poumarède, Núria Sallés Vilaseca, Eric Schnakenbourg, Simon Surreaux, François Ternat, Ferenc Toth, Massimiliano Vaghi, Caroline Le Mao, Philippe Hrodej.More information with the publisher.
De kritiek op Franse presidentiële systeem uit ‘l’ancien monde’ zijn bekend. De macht is excessief geconcentreerd bij het staatshoofd. Het parlement loopt aan de leiband, gecontroleerd door de regering en de Grondwettelijke Raad. De eerste minister kan met een vingerknip in het Elysée worden ontslagen. De enige verkiezing die er toe doet, is die waarbij om de vijf jaar de mystieke ‘communie tussen één man en het Franse volk’ wordt voltrokken.