maandag, maart 31, 2008

Comédie Française

Je moet er eens geweest zijn als je in Parijs bent: de tempel van Molière. Van de "troupe de Monsieur", over de "troupe du Roi" tot wat er nu zit. Fier op hun charter uit 1680, verleend door Colbert en Lodewijk XIV, traditioneel in de kostumering en het respect voor de tekst, maar innovatief in de interpretatie. Drie uur (vijf akten van een half uur, met een half uur pauze na de eerste drie), maar het gaat voorbij alsof het niets is. De omslachtige taal van Molière (zoals ik die in mijn bronnen ook wel eens tegenkom) laat veel ruimte voor fysieke suggestie, wat heel goed wordt opgevuld door de regisseur: duels, ruzies, intonaties...





Zeventiende-eeuws theater zoals het overal zou mogen geïnterpreteerd worden. Stukken beter dan de saaie meta/postmodernistische dingen die men in Vlaanderen serveert. Geen gezaag over gender of migratie, gewoon de strijd van Alceste tegen de maatschappij. Durf stukken spelen met een pruik op !




maandag, maart 24, 2008

La Belgique pour les nuls

Afin de permettre à certains amis Erasmus et français de suivre l’actualité politique belge, j’ai décidé d’écrire une petite note explicative sur mon blog (et voilà le premier article en français). Les visiteurs habituels peuvent s’en passer, vu qu’ils connaissent la situation à merveille et qu’ils défendent généralement un point de vue assez partisan.

I. Structure institutionnelle
La Belgique est un état fédéral (art. 1 Constitution), composé de trois régions et trois communautés. Contrairement à la « région » française des réformes de décentralisation des années ’80, il ne s’agit absolument pas d’entités en position hiérarchique inférieure vis-à-vis de l’état fédéral. Les actes législatifs (décret, ordonnance) des parlements régionaux sont traités à pied égal avec les lois fédérales.

A. Les organes du pouvoir
1. Le niveau fédéral connaît une structure parlementaire bicamérale (Sénat à 71 sièges, Chambre des Représentants à 150). Le pouvoir législatif étant entre les mains du Parlement et du Roi (terme constitutionnel qui désigne en réalité le gouvernement + la signature purement formelle du souverain), l’exécutif réside chez le Roi et son gouvernement, le pouvoir judiciaire est exercé par les cours et tribunaux ordinaires (avec au sommet la Cour de Cassation), le conseil d’Etat (pour la jurisprudence administrative) et la Cour Constitutionnelle (la seule habilitée à annuler ou suspendre des actes législatifs, tant ceux de la fédération, que ceux des régions et communautés).



2. Les trois régions (Flandre, Wallonie et –plus récente- celle de Bruxelles-Capitale) encadrent les 5 provinces néerlandophones, les 5 francophones et les 19 communes de la Région Bruxelloise, qui ne correspondent à aucune province. Les parlements (monocaméraux) des régions sont directement élus au suffrage universel, avec le Parlement Européen (chaque 5 ans, la fois prochaine en 2009). Le Parlement Flamand contient 118 membres (pour la région flamande), le Parlement Wallon 75, et le Parlement Bruxellois 92 (17 néerlandophones + 72 francophones).



3. Les Communautés flamande et francophone n’avaient pas d’assemblée directement élue. Le pouvoir législatif à ce niveau est exercée par des assemblées mixtes, dont les membres sont issus du ressort territorial de la communauté. Depuis 2004, six membres supplémentaires sont élus parmi les bruxellois néerlandophones, pour représenter les intérêts des habitants Bruxellois. Avant, les 6 avaient un double-mandat avec le parlement régional bruxellois. Le Parlement de la Communauté Française est toujours composé des 75 parlementaires Wallons et de 19 Bruxellois (désignés selon la représentation proportionnelle). Les 25 parlementaires germanophones sont élus directement, mais représentent une communauté assez limitée en habitants (60 000).

B. Les marais des compétences
La répartition des compétences étant trop compliquée pour la traiter de façon exhaustivei, nous donnerons simplement un aperçu général :
- fédération : les compétences classiques d’un état : les finances, les impôts et le budget général, la défense, la police, la justice (notons qu’il n’existent pas de tribunaux régionaux, si on ne tient pas compte des juridictions administratives spécifiques créées par le gouvernement flamand en matière d’élections), sécurité sociale (co-gérée par les syndicats, organisations patronales et mutuelles), droit du travail, politique étrangère
- région : les compétences relatives au sol : l’aménagement du territoire, la mobilité (sauf ce qui concerne l’aéroport de Bruxelles-National et les chemins de fer), l’économie (certains aspects), l’emploi (certains aspects), l’environnement (95% exécution de directives européennes), la tutelle administrative sur les provinces, communes et autres administrations locales
- communautés : l’éducation (poste budgétaire n° 1), la culture, la recherche (sauf les institutions centrales, bruxelloises), l’assistance aux personnes (sauf les allocations sociales), la politique de la jeunesse, les sports

Pour trancher les problèmes de non-respect de compétences, une cour constitutionnelle (la cour d’Arbitrage) a été crée en 1984, qui s’est graduellement transformée en véritable Cour Constitutionnelle.

C. Les élections
1. Le système électoral essaye d’être le plus proportionnel possible. Depuis 2003, les élections pour la chambre des représentants (150 sièges) se déroulent au niveau des provinces (entités de dimensions inégales, allant de 300 000 à 1 400 000 électeurs), ce qui a assez simplifié les choses. En contrepartie, un seuil électoral de 5% des voix au niveau de la province a été imposé, ce qui réduit l’accès au parlement pour de nouvelles formations et pousse les petits partis à s’allier entre eux ou à une formation plus grande. Le parti présente une liste, qui obtient des sièges en fonction de la proportion du nombre total des voix exprimées. Il n’est pas exclu pour une liste d’obtenir une majorité absolue, mais la fragmentation croissante du paysage politique en Flandre l’a rendu presque impossible.

2. Les élections pour le Sénat se déroulent au niveau du groupe linguistique : les collèges néerlandophone et francophone élisent 40 sénateurs. Bien que la fonction sénatoriale ait perdu beaucoup de son importance, les poids-lourds politiques utilisent la possibilité d’engager un duel direct entre eux sur l’ensemble de la Flandre ou du monde Francophone.

3. L’organisation des élections régionales diffère selon la région. Depuis que la constitution a accordé une autonomie constitutionnelle limitée aux régions et communautés, le parlement flamand s’est aligné sur le modèle fédéral. Les élections régionales en Wallonie utilisent encore les arrondissements électoraux d’avant 1991, à Bruxelles, une circonscription unique est utilisée.

II. Partis Politiques
A. Le clivage communautaire
1. Tout d’abord, depuis la scission des partis traditionnels (années 70), les partis « nationaux » n’existent plus. Les partis chrétien-démocrate, socialiste et libéral entretiennent des relations, mais qui ne sont généralement plus très proches (les libéraux faisant figure d’exception).


Tindemans, premier dans les houleuses années '70

2. La naissance des partis purement nationalistes date de la première guerre mondiale, période pendant laquelle naît la « Frontpartij » (militaires Flamands frustrés de ne pas recevoir des ordres en leur propre langue). Pendant l’entre deux-guerres, le VNV (Vlaams Nationaal Verbond) connaît un succès électoral considérable lors des élections de 1936, ce qui oblige (déjà) le parti catholique de s’organiser en deux ailes, l’une francophone, l’autre flamande.

Le VNV s’implique très fortement dans la collaboration, tout comme le parti d’extrême droite wallon et francophone Rex. Les leaders des deux mouvements (Staf Declercq et Léon Degrelle) se convoitent la grâce d’Adolphe Hitler. Après la guerre, la répression est assez dure : ce qui reste du VNV se convertit en la Volksunie. Rex disparaît, Léon Degrelle s’exile. Voilà la raison pour laquelle l’odium de la collaboration colle davantage au mouvement flamand.

En s’opposant aux recensements populaires, instaurés pour délinéer la frontière linguistique, la Volksunie connaît des succès électoraux pendant les années ’60 et ’80, ce qui contraint les partis traditionnels à l’accepter au gouvernement. En même temps, la politique conciliatrice du président Hugo Schiltz mène à la scission du parti : les militants d’extrême droite quittent le mouvement et fondent le Vlaams Blok, lors de la crise communautaire des accords d’Egmont.


Affiche de l'ancienne VU

Après les réformes de 1980, 1988 et 1993, on ne voit plus très clairement l’intérêt d’un parti nationaliste séparé. La Volksunie éclate en 2001, l’aile progressiste (qui a toujours existé, il faut être honnête sur ce point-là) rejoignant le parti libéral (individus) et le parti socialiste, en formule de cartel électoral (sous le nom de Spirit). Les nationalistes de droites, qui ne savent plus se réconcilier avec le progressisme du groupe autour de Bert Anciaux, font liste à part, sous la dénomination « Nieuw-Vlaamse Alliantie » (N-VA). Les premières années du N-VA sont gris et maigres : en 2003, le parti est même éliminé du parlement fédéral, grâce au seuil électoral de 5%. Les choses s’améliorent considérablement à l’occasion du cartel avec les chrétien-démocrates, le 14 février 2004.

Le Vlaams Blok, par contre, connaît un succès électoral immense, mélangeant la haine des immigrés à un discours radicalement nationaliste (« Que la Belgique crève »). En 2004, un million de Flamands votent « Blok » lors des élections régionales. Malgré une condamnation par la cour d’appel de Gand pour racisme, le Vlaams Belang reste toujours très attrayant pour les électeurs dégoutés.


3. Les partis régionalistes wallons n’ont pas connu tant de succès que la VU. Le Rassemblement Wallon (RW) a été absorbé par les partis traditionnels, le Front Démocratique des Francophones (FDF, parti Bruxellois, qui défend les intérêts des Francophones vivant en Flandre) reste le seul représentant du mouvement identitaire francophone, mais en alliance avec le parti libéral. Il est assez bruyant, mais n’a finalement pas autant d’influence que les nationalistes du N-VA.
Le régionaliste José Happart (habitant francophone assez remuant d’une commune annexée un peu par hazard à la Flandre en 1960), qui obtient 300 000 voix lors des élections européennes de 1994, est absorbé par le PS dans les années ’80 et meurt une mort silencieuse au parlement Wallon.

B. Le clivage gauche-droite économique
1. La Belgique, fondée sur l’idée d’un consensus d’économie libérale, connaît initialement que des oppositions entre la fraction foncière du parti catholique, et les libéraux « doctrinaires », champions de l’industrie. L’entrée du parti ouvrier belge (1885), en partie fondé par les dissidents libéraux « progressistes » et d’une aile chrétien-démocrate au sein du parti catholique, changent considérablement la donne.


(Charles Rogier, un des "fondateurs" de la nation Belge, libéral et Liégeois)

2. Les partis socialiste et chrétien jouissent du soutien de leurs propres « piliers », consistant de mutuelles et de syndicats, dont les versions chrétiennes font initialement parti de la stratégie papale pour contrer le mouvement ouvrier socialiste. Les institutions ont survécu (malgré une vague de dépilarisation ou de consumérisme) et tiennent aujourd’hui encore une puissance considérable dans les secteurs de sécurité sociale, de l’éducation et de la défense des droits des travailleurs. Le comportement électoral des membres n’est plus exclusivement aligné sur celui des partis « de la famille », mais les liens entre la direction des mouvement et les partis restent généralement intacts, les syndicats et mutuelles bénéficiant de nominations et de faveurs des partis politiques. A noter : les libéraux connaissent eux aussi une mutuelle et un syndicat, dû à l’héritage du « libéralisme social ».


(logo de Caritas Catolica Flandre, association catholique qui gère des hôpitaux, des maisons de retraite...)

3. Le parti libéral s’est scindé, lui aussi, en PLP/PVV (Parti de la Libérté et du Progrès), tout comme le PS/SP. Quelques évolutions plus tard, nous nous retrouvons avec une alliance PRL (Parti pour un rassemblement libéral)-FDF, devenu MR (un peu comme l’UMP) et VLD (Vlaamse Liberalen en Democraten), puis openVLD (ça fait plus « com »), d’un côte ; sp.a (parti socialiste autrement, parce que… ça fait plus « com ») et PS de l’autre. Les libéraux flamands sont implantés partout, les socialistes surtout dans les grandes villes en Flandre et dans le bassin d’acier Liège-Charleroi en Wallonie. Récemment, une liste dissidente libérale est née en Flandre, lijst Dedecker, aux propos populistes de droite.


De la concurrence, les socialistes en avaient déjà en 1981, année d’élections très importante, puisque le CVP y a chuté de 40 à 30%. L’apparition des partis verts agalev et ecolo a fait du mal au partis socialistes, qui avaient le monopole de la gauche. En 1999, les verts on connu leur apogée avec la crise de la dioxine (15% pour agalev en Flandre, presque 20% pour écolo en Wallonie et plus encore à Bruxelles). Après, ils se sont stabilisés à nouveau autour de 7% (Groen!, successeur d’agalev après un désastre électoral en 2003) et 12% (ecolo).


(Louis Tobback, socialiste flamand)


(Guy Verhofstadt, VLD & Freya Van den Bossche, sp.a, exprimant l'idylle du gouvernement conjoint de la ville de Gand)

C. Un vieil embarras: les problèmes de conscience
1. Le consensus économique étant bien présent en 1830, la formation des partis libéral (1846) et Catholique s’est effectué sur des divergences éthiques. En premier lieu, le débat autour des questions d’enseignement a déclenché des luttes interminables. Commençant par la loi sur l’éducation primaire (les écoles catholiques doivent elle être financées par le pouvoir communal/central, si elles n’acceptent pas le contrôle de l’état ?), la querelle autour des collèges et lycées a abouti à une véritable guerre scolaire (mot qui convient mieux que « lutte »), qui a été répétée après la deuxième guerre mondiale. Les problèmes ont finalement été résolus en « pactes » (éducation, culture) : on a fini par tout saucissonner en représentations garanties des associations non-catholiques (Flandre) et non-laïques (Wallonie), et en garantissant à la fois la présence d’une école publique (principe de libre-choix des parents) et d'un financement pour les écoles catholiques.


(Walthère Frère-Orban, premier ministre libéral lors de la guerre scolaire de 1880)

2. L’omniprésence électorale du parti catholique, dû à sa très forte implication dans la vie quotidienne de la population, a fait que sa présence au gouvernement était inévitable. La majorité absolue des catholiques fait en sorte qu’il n’a à s’appuyer sur personne avant la première guerre mondiale. Quand, après la deuxième guerre, la chance s’annonce de former un gouvernement socialiste-libéral sous la direction du socialiste brugeois Achiel Van Acker (1954-1958), l’opposition tous azimuts du CVP/PSC (parti refondé en 1945) lui apporte une nouvelle majorité absolue. Le gouvernement-Verhofstadt I (1999-2003) était le premier sans participation des partis chrétiens depuis… Sous les législatures sans CVP, des réformes éthiques ont vu le jour (euthanasie, mariage puis adoption par couples homosexuels). Une épisode précédente, sur la loi d’avortement, qui a été votée libéraux/socialistes contre chrétiens/royauté en 1991 étant un précédent important.


(Achiel van Acker)

3. Les partis étant formellement déconfessionnalisés depuis 1945, le parti francophone PSC a été le premier (2001) a renoncer à l’appellation « chrétien », en se baptisant « humaniste » (cdH). Le CVP, par contre, colle toujours plus littéralement à ces racines philosophiques, et a conservé l’étiquette, lors du changement vers CD&V (« christen-democratisch en vlaams »). Le cdH est électoralement plutôt faible, le CD&V est à présent à nouveau le premier parti flamand, grâce à l’alliance avec les nationalistes.


(Joëlle Milquet, présidente du cdH, caricaturée pour ses positions communautaires)

III. L’état de misère actuel
A. Les élections de 2004 et 2007 : la fin d’un rêve
1. Les élections fédérales de 2003 avaient vu la reconduction du cabinet-Verhofstadt : les verts étant rasés de la terre, les familles libérale et socialiste possédaient presque la majorité des deux tiers à eux seuls. Tous les partis de la majorité avaient gagné, ce qui est très exceptionnel en démocratie belge.

Malheureusement, une succession de dossiers pénibles a paralysé le gouvernement depuis la fin-2003 : le droit de vote des étrangers (approuvé par une majorité francophone + socialistes flamands) a semé la zizanie au sein du parti du premier ministre, les vols de nuit autour de Bruxelles posent aujourd’hui encore des problèmes impossibles à résoudre (la compétence des normes sonores étant régionalisée, l’état fédéral ne peut plus imposer de solution). C’est finalement le dossier de la loi électorale qui va mater le gouvernement.


(caricature fictive d'un ministre flamand lors de la crise BHV)

2. L’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde n’est pas conformé à la division du territoire belge en provinces. Pourquoi ? Parce que la région de Bruxelles-capitale, bilingue à très forte domination francophone (85% des voix lors des élections régionales), n’appartient à aucune des 10 provinces du pays. Organiser les élections sur base provinciale, couperait les liens entre les politiciens bruxellois et les électeurs en Brabant Flamand. La chose serait assez simple, s’il ne se trouvait pas une majorité d’électeurs francophones en périphérie bruxelloise, qui souhaitent voter pour les grands partis francophones de la capitale.

Le gouvernement-Verhofstadt I, bien conscient du problème, a proposé un mélange Bruxelles-Brabant Wallon-Brabant Flamand, permettant aux électeurs de Hal-Vilvorde de continuer à voter pour les candidats de leur préférence. Hélas ! L’infrastructure juridique n’étant pas trop sophistiquée, la Cour Constitutionnelle a annulé les dispositions de la loi électorale, pour cause de violation de l’article 10 Constitution Belge (traitement égal de situation similaires) : la représentation des électeurs Louvainois n’était pas assurée, contrairement à ce que prescrit la constitution (qui demande expressément que la loi indique le nombre de sièges fixe par arrondissement). Notons aussi qu'à l'heure actuelle, de nouvelles élections, sans solution au problème-BHV, seraient de toute façon inconstitutionnelles.


(Marc Bossuyt, président actuel de la Cour Constitutionnelle)

Vous comprendrez que la situation est assez subtile et qu’une solution requiert un compromis qui tient compte des exigences des minorités en place (les habitants de la périphérie, aussi bien que les néerlandophones minoritaires à Bruxelles, qui se verraient coupés de toute représentation parlementaire). La politique n’est cependant pas l’art de la raison, ni de la nuance.

L’alliance CD&V/N-VA, qui naît en février 2004, exploite le dossier pour motifs électoraux : on organise une marche flamande dans les communes de la périphérie, des meetings… la pression devient insupportable pour les autres partis flamands, les libéraux et socialistes, qui comptent parmi leurs rangs ou ceux de leur partenaire de cartel, des ex-VU. Cinq minutes de courage politique suffiraient (dixit Yves Leterme) à résoudre ce problème épineux.

Comment ? En utilisant la majorité flamande au parlement fédéral, contre les francophones. Or, les partis flamands qui font objection et essayent d’expliquer que cela ne se fait en Belgique, puisqu’on parle alors de l’imposition de la volonté d’une majorité à une minorité, et non de cohabitation entre les deux communautés, sont reprochés d’être lâches. Il vaut mieux être fasciste que mauvais flamand. Parce que…


(affiche du Vlaams Blok, remarquez le petit blondin aux yeux bleus)

3. … le seul parti tirant profit du dossier lors des régionales, c’est le parti raciste ! 24% des voix, la fraction la plus grande au parlement flamand (32 députés ó fractions séparées du CD&V et du N-VA, qui s’étaient pourtant présentés en cartel). Conséquence : le CD&V, en quête de pouvoir et de revanche sur l’infâme Verhofstadt, qui a cassé sa dominance, se voit contraint de régner à trois : un gouvernement tripartite (chrétiens-nationalistes de droite / libéraux / socialistes-nationalistes de gauche) s’installe, à la tête duquel se trouve… Yves Leterme, qui se profile davantage au détriment des francophones. Jusqu’aux élections de 2007, Leterme monopolise le discours de la campagne électorale : les partis socialiste et libéral n’osent pas l’opposer fermement sur la direction de la réforme de l’état et sont attaqués de toutes parts pour leur gestion du pays, à l’image des dossiers catastrophiques des années 2004-2007.

Confronté à la dissidence ouverte (et insultante) du sénateur Jean-Marie Dedecker, qui n’appartient pas vraiment à une aile de droite structurée au sein du parti libéral, mais qui représente une partie considérable de son électorat, Guy Verhofstadt limoge le récalcitrant, qui fond son propre parti. Dedecker a failli scinder le cartel CD&V/N-VA en se présentant d’abord au N-VA (il est accueilli dans les bureaux du parti et présenté à la presse), mais sous pression du CD&V, les nationalistes le mettent dehors : un nouveau parti flamingant de droite et libéral voit le jour.

En même temps, la Wallonie connaît d’importants scandales autour de la gestion des communes et autres administrations locales par le PS. La ville de Charleroi tremble : presque la totalité du collège des bourgmestre (maires) et échevins (adjoints au maire) se trouve inculpé ou en prison. Le parti libéral (MR), dont le président, Didier Reynders, se profile en admirateur de Nicolas Sarkozy, tire profit des problèmes, tout comme le parti écologiste, qui voit sa chance pour prendre revanche pour les élections ratées de 2003. Il faut cependant noter que le PS crée le chagrin chez les libéraux en les boutant dehors à l’occasion des élections de 2004 : la communauté française et les régions bruxelloise et wallonne sont désormais régis par une coalition orange-rouge.


(Michel Daerden, vice-ministre-président du gouvernement wallon, si si... il a fait un tabac en 2007, précisément à cause de la vidéo sur Youtube)

B. La gueule de bois d’Yves Leterme ou les négociations difficiles
1. Les Elections du 10 juin 2007 se soldent en un échec cuisant pour les socialistes. Plus ou moins surprenant, le cartel sp.a-Spirit plonge de 23 à 14 sièges à la chambre (ce qui égale le minimum historique). Le PS perd sa position de leader historique en Wallonie et se voit surpassé par le MR de Reynders. En Flandre, CD&V/N-VA et Lijst Dedecker (qui plume le Vlaams Belang) se trouvent victorieux. Le parti du premier ministre sortant bénéficie de sa popularité et sait limiter les dégâts.

Conséquence : un gouvernement fédéral sans socialistes, ce qui serait logique sur base des résultats électoraux ? Les problèmes communautaires empêchent la formation d’une constellation « normale ». Après un long passage d’informateur de Reynders, Leterme prend la relève. Des négociations absurdes se déroulent au château de Val Duchesse, autrefois choisi par Jean-Luc Dehaene à cause de sa discrétion relative. Les protagonistes formulent chaque jour des déclarations plus injurieuses et radicales devant l’œil des caméras de télévision, avant d’entrer chez l’hôte-formateur.

Les capacités de Leterme sont mises en cause, quand il se révèle que son style de conduire la négociation se résume à attendre les propositions des autres : « hij kan het niet ». Le formateur ne prend pas la direction des échanges, comme le faisait d’habitude son prédécesseur, qui a façonné les méthodes de la négociation pendant huit ans. En plus, il commet la fameuse bourde de la Marseillaise (vidéo).



2. Une (première) démission de Leterme devient inévitable. Afin de déminer la situation, le roi Albert II envoie Herman Van Rompuy (ex-premier ministre du CVP) en tant qu’éclaireur. Il arrive à faire avancer les choses, en retardant la discussion institutionnelle et en la découplant de la discussion sur le programme socio-économique du gouvernement. Malheureusement, les avancées sont insuffisantes pour les partenaires N-VA, dont le président De Wever déclare ouvertement son opposition à une circonscription électorale fédérale ou toute autre mesure de renforcement du niveau fédéral. Et voilà pour le fondamentalisme. (il ne faut cependant pas oublier non plus que M. De Wever se sent menacé par la liste Dedecker et le Vlaams Belang, tous les deux avides de récupérer des voix des ses électeurs, déçus par un éventuel compromis gouvernemental)

Les choses s'empirent : les partis flamands utilisent leur « cinq minutes » en votant unilatéralement une proposition de loi visant à scinder BHV, en commission de la Chambre. Etant donné que le modèle constitutionnel belge prévoit des situations pareilles, cela ne signifie pas une scission immédiate : le parlement de la communauté française vote une motion de conflit d’intérêt, ce qui met le dossier au frigo (même si on procédait jamais au vote en séance plénière, une seconde motion et/ou la procédure de la « sonnette d’alarme constitutionnelle » peuvent encore retarder que l’affaire se matérialise). Le pas symbolique est cependant franchi. Les partis francophones parlent de « giffle » à leur communauté. Situation qui s’empire quand le ministre d’Intérieur flamand refuse la nomination de bourgmestres dans la périphérie, pour violation de dispositions linguistiques dans les décrets flamands. Les situations ridicules s'ensuivent: les francophones exigent le droit de parler le français en conseil communal, ce qui leur est empêché, tant par des militants d'extrême droite, que par le autres élus flamands, le président du N-VA insulte la communauté juive en trouvant les excuses du bourgmestre d'Anvers pour la participation de l'administration municipale à la Shoah "gratuites"...



3. Leterme doit donc revenir, mais il échoue une seconde fois. La panique monte, après six mois de crise. Finalement, le roi rappelle Guy Verhofstadt, qui forme un gouvernement intérimaire, qui comprend les partis « orange-bleus » et… le PS. Le président du MR, Reynders, doit oublier son veto à l’entrée des socialistes francophones, mis sous pression par le N-VA (qui veut une majorité des deux tiers, afin de pouvoir régionaliser les compétences qui se trouvent dans la constitution et les lois spéciales) et par le cdH (qui est au gouvernement régional avec le PS). Côté flamand, l’entente de circonstance entre le CD&V (qui n’a pas vraiment oublié l’agression du VLD à son égard) et l’OpenVLD (qui se sent menacé par la dissidence de droite de Dedecker) semble plus durable : pas question de laisser entrer les socialistes. La Flandre a voté à droite, et il lui faut une politique de droite.

Question communautaire… on fait exactement ce qu’avait proposé Van Rompuy : un comité des sages, composé de représentants de tous partis, apporte une décision saucissonnée. La réforme de l’état se fera en trois étapes : 1) La loi sur les baux, les nuisances sonores et la signalisation routière (il faut quand même quelque chose) 2) La fiscalité (en partie) et la politique du marché du travail 3) Les dossiers épineux, dont… BHV.

C. La fin des anciennes certitudes : l’étrange cabinet « lila »
1. Depuis le 20 mars, Leterme est bel et bien premier ministre. Victime d’un malaise dû à une saignée interne, il a été hospitalisé pendant dix jours, à l’image de l’état fédéral, où l’on règne plus depuis un an. On a l’impression que le gouvernement ne fait qu’attendre la réforme de l’état, dont le deuxième volet doit être proposé (non : voté) en juillet. La politique proposée semble complètement irréaliste : aucune proposition n’est chiffrée, on manque de budgets clairs.



2. Il n’est pas du tout clair si le N-VA continuera à soutenir le gouvernement-Leterme. Comme avec le gouvernement intérimaire, un des cinq parlementaires s’est abstenu à cause de l’insuffisance de l’accord communautaire. Les signaux du CD&V ne sont pas très clairs : ils quitteront le gouvernement si ce n’est pas suffisant, mais ils ne veulent pas contribuer à la fin du pays non plus…

Le gouvernement consiste à présent de deux mondes politiques différents : tous les partis réunis du côté francophone, avec un isolement clair du parti libéral, contraire à la situation flamande, où l’entente entre chrétiens et libéraux, bien que circonstancielle, semble bien présente. Conséquence : à défaut d’entente entre partis socialistes et chrétiens, les libéraux se trouvent en position de direction. Le PS a clairement choisi la loyauté régionale (ce qui est déplorable), en maintenant le lien avec l’axe PS-cdH à Bruxelles et à Namur.



3. A l’image de la politique grise du gouvernement flamand, il est très probable que les élections régionales de 2009 donneront une victoire de centre-droite, qui consacrera la métamorphose du paysage politique belge : le CD&V retrouve sa position de leader, les socialistes flamands descendent en opposition (après avoir été au pouvoir pendant 20 ans, en partie grâce au PS, qui les a carrément laissé tomber), en contraste avec une Wallonie ou le PS règne avec le cdH, en pure politique politicienne, mais menacé par les scandales (quand les procès des affaires de Charleroi se dérouleront-ils ?) Mais qui peut prédire si Joëlle Milquet (présidente du parti chrétien) refusera ou non de faire alliance avec un parti libéral qui sort premier en région Wallonne ?


Election Night (3)

Ik had een week geleden wat extra toelichting beloofd bij de Franse gemeenteraadsverkiezingen. Zoals u waarschijnlijk al heeft opgevangen via de Vlaamse pers, heeft de UMP een ernstige klap gekregen. Het nationale gemiddelde (47% rechts <=> 49,5% links), dat wordt aangehaald om te illustreren hoe klein het verschil is, kan m.i. niet in aanmerking komen als geloofwaardige graadmeter. Frankrijk heeft immers geen gemeentelijke fusie-operatie gekend zoals België in 1976, wat maakt dat tal van gehuchten de facto bestuurd worden door rechts, zonder dat er ernstige verkiezingen plaatshebben (de UMP wordt ook wel "bled runner" genoemd, naar het Franse synoniem voor "boerengat").

1) Het succes van links

Zoals ik al een tijd eerder geschreven heb, was de overwinning van Delanoë in Parijs in 2001 historisch, omdat de stad nog nooit eerder links gestemd had. Destijds was de winst ook heel krap: 49% van de stemmen, wat geen absolute meerderheid is. Dat links in het Hôtel de Ville geraakt is, lag toen ook aan de scheurlijst van voormalig schandaal-burgemeester Jean Tibéri (8%), die de officiële RPR-lijst van Philippe Séguin de das heeft omgedaan. Parijs wordt immers veroverd in de arrondissementen, en niet op niveau van de hele stad. De conseillers de Paris, die de burgemeester verkiezen, kunnen zich enkel kandidaat stellen op "lokale" lijsten (Parijs arrondissement = ongeveer al 100 000 inwoners, erg lokaal is dat niet). Vandaar ook de overwinning van zeven jaar geleden. Een paar maanden geleden werd Parijs op de kaart nog ingekleurd als mogelijk verlies voor links. 2001 bevestigen, is al een groot succes voor links op zich.



Om maar aan te geven hoe diep de UMP gevallen is. In november kondigde Sarkozy aan dat kandidaten, die zich als "Sarkozyste" zouden bekendmaken, in de slipstream van zijn populariteit gemakkelijk de gemeentehuizen zouden veroveren tegen links. Groot contrast met de verkiezingscampagne, waar zelfs het UMP-logo werd weggemoffeld, uit angst voor de afstraling van het slechte imago van de regering. Het artikel van Mia Doornaert in De Standaard ("Sarkozy niet afgestraft, enkel een tik") is dus dikke zever. Als je de vergelijking met de harde uitslagen van 2001 maakt, is rechts naar beneden. Maak je ze met de situatie van de presidentsverkiezingen, dan is het een blamage: Delanoë 11 procent vooruit in Parijs, de rechtse lijst op amper 28%; Martine Aubry verrezen in Rijsel (67% van de stemmen), Lyon in de eerste ronde al links, Toulouse kantelt, Straatsburg kantelt, Reims kantelt, Rouen... Merk overigens op dat de score van Aubry haar ook nationaal terug naar de eerste rangen katapulteert (ze heeft al kritiek gegeven op de populistische aanpak van Ségolène en Sarkoy in de presidentsrace).



De socialisten zijn de lokale en regionale tegenmacht geworden. Neem dat maar letterlijk: de Franse gemeenteraadsverkiezingen kennen een gemengd systeem (los van dat in Parijs, Lyon en Marseille, die met districten werken). De lijst die de meerderheid haalt (eerste ronde) of aan kop komt in de tweede ronde, krijgt automatisch de helft van de zetels. De resterende helft wordt verdeeld op proportionele wijze. Dat maakt dat de oppositie eigenlijk compleet wordt weggeveegd en veroordeeld is om met vijf of zes raadsleden (voor een grote stad) de rest van de legislatuur te doen.

Cijfervoorbeeld (denkbeeldige stad)
Tweede ronde:
PS 42%
UMP 40%
MoDem 12%

Zetels (40)
PS 20 + 9 = 29
UMP 0 + 9 = 9
MoDem = 2

<=>
PS 67 %
UMP 20 %

= in zetels: PS 20 + 15 = 35 <=> UMP 5



Het slachtoffer van het systeem is uiteraard de MoDem. De partij van Bayrou is compleet weggeveegd in Pau, waar de lider maximo zelf probeerde om de sjerp vast te krijgen. Met 400 stemmen verschil heeft de socialistische kandidate het gehaald, in een triangulaire met de UMP. Op zich had de UMP haar kandidaat best kunnen terugtrekken, aangezien hij toch geen kans had (20 <=> beiden rond de 34 in eerste ronde). Maar Sarkozy wou wraak op Bayrou, die hij ziet als enige ernstige bedreiging voor 2012 (presidentiële herverkiezing). Met dat doel heeft hij de UMP gemobiliseerd, om de in onmin met zijn kameraden geraakte PS-burgemeester te recupereren en apart te laten opkomen. Populaire figuur + centrumstemmen, die anders naar Bayrou zouden gaan = Bayrou knock-out. Het is heel nipt geweest, maar François Bayrou heeft zwaar in het zand gebeten. Nationaal wordt zijn partij een karikatuur van het centrisme: ze maakt allianties met rechts of links, naarmate het haar uitkomt. In Parijs is Marielle de Sarnez wel in de grote conseil de Paris geraakt, maar Delanoë heeft gewoon geweigerd om samen te gaan met de MoDem naar de tweede ronde (het hierboven geschetste meerderhedensysteem geeft hem daartoe makkelijk de kans: een alliantie PS-groenen haalt op zich al alles binnen).

2) Kanttekeningen
Uiteraard geldt het argument van de lagere opkomst. Bij de presidentsverkiezingen ging meer dan 80% van de Fransen stemmen, nu iets meer dan de helft, wat inderdaad een historisch minimum is. De vraag is natuurlijk, of thuisblijven ook niet "nee" stemmen is tegen de president. Misschien nog meer dan een stem voor een ploeg die stad of gemeente al zeven jaar bestuurt, en waar men gewoon "niet ontevreden" over is. In de 59% van Delanoë in de tweede ronde zitten hoogst waarschijnlijk ook kiezers die vroeger rechts stemden.



"Ceci n'est pas un vote-sanction ?" Klopt niet. Het is evengoed een straf-stem als die van 2004 (regionale en Europese verkiezingen). De enige verkiezing waar er geen sanctie tegen de rechtse regering gespeeld heeft, waar kiezers naar toekomst en niet naar verleden hebben gestemd, lijken de presidentsverkiezingen van 2007. Ook de parlementsverkiezingen zijn een proteststem geweest: tussen de eerste en de tweede ronde is links toen geklommen naar 220 zetels (een cijfer dat overigens hoger ligt dan na de eerste legislatuur van Mitterrand), op basis van het dossier van de "Sociale BTW", na een slip of the tongue van Jean-Louis Borloo.



De regeringsleden hebben het goed gedaan? De overgrote meerderheid van de ministers of staatssecretarissen was kandidaat in een bled dat al meer dan honderd jaar rechts stemt. Het is juist dat Xavier Bertrand en Jean-Louis Borloo hebben standgehouden in grotere gemeenten, maar evengoed heeft Rama Yade (de zwarte staatssecretaris voor mensenrechten, die de PS heeft uitgemaakt voor racistische partij/geen problemen heeft met een bezoek aan China, ondanks de mensenrechtenproblemen) klop gekregen in Colombes, is Xavier Darcos gewipt in Périgueux en is Rachida Dati 16% achteruit geboerd in het Parijse zevende arrondissement (dat overigens ook nog nooit iets anders gedaan heeft dan rechts stemmen).



Mevrouw Doornaert laat zich meeslepen door de perscommuniqués van Matignon. Ze schrijft een opiniestuk, maar verricht geen degelijk journalistiek werk op de bronnen die voorhanden zijn (te beginnen met de uitslagen...). Ik had overigens een tweede artikel van haar verwacht na de tweede ronde, maar dat kwam er tot mijn spijt niet. In haar plaats pleegde Frank Renout iets over "Fransen straffen Sarkozy af, maar willen dat hij doorgaat". Op zich is dat wel juist: als Sarkozy naar beneden gegaan is de afgelopen maanden, ligt dat vooral aan zijn oneigenlijke gebruik van de presidentiële functie. Het is inderdaad de Bling Bling die het hem gedaan heeft. Sarko probeert dat nu wat te compenseren door zoveel mogelijk staatsbegrafenissen te doen, in de sneeuw te gaan wandelen bij het graf van generaal De Gaulle, zijn woordvoerder te vervangen... Het zal lange-termijnwerk worden.



Ernstiger nu: van hervormingen hebben de Fransen nog niet veel gezien, dat is ook de reden waarom de pessimistische François Fillon ("Droopy") wél populair is. De economische cijfers voor Frankrijk kondigen zich slecht aan (1,7% groei voor 2008, Sarkozy had beloofd dat hij de drie procent "desnoods zelf ging zoeken"), er zijn miljarden uitgaven gebudgetteerd die niet kunnen betaald worden... en de staatsschuld zal (volgens Le Monde, voor wat dat waard is) bij ongewijzigd beleid oplopen tot 100%. Nochtans herhaalt de president om de haverklap dat hij niét wil weten van een plan de rigueur. De budgettaire onverantwoordelijkheid is m.i. de échte achilleshiel van Sarkozy's beleid: hij verlaagt de belastingen voor de rijken (15 miljard euro, pakket van juli 2007, met o.a. de bijna volledige afschaffing van de successierechten), belooft geld aan iederéén die komt betogen (de vissers, de vakbonden, de universiteiten), maar hij kan dat enkel waarmaken door een gat te maken in de staatskas, dat hij de volgende jaren zal moeten dichten.

zondag, maart 23, 2008

Sceaux

Het kasteel van de markies van Seignelay (1651-1690), zoon van Colbert en zeer actief secrétaire d'Etat de la Marine. Op een kwartier in de andere richting met de RER B, in een residentiële buitenwijk. Vandaag museum van het Ile-de-France.



















De Internationale dag van de Franstaligheid



Zou Yves Leterme weten dat hij vrijdag de eed heeft afgelegd op de "Journée Internationale de la Francophonie?". Op de Cité Internationale is de zaak in elk geval in stijl gevierd, met een best wel te pruimen concert. Twee randfranstalige en een metropolitaanfranstalige singer-songwriters: Simon Nwambeben (Kameroen), Thomas Hellman (Canada) en Thomas Dutronc (zoon van, Frankrijk).



Ik kende enkel Thomas Dutronc een beetje, maar ook het voorprogramma was van goede kwaliteit. Nwambeben zingt opgewekte deuntjes in het Bafra, Hellman (het kind van ouders die elkaar 40 jaar geleden op de Cité Internationale ten huwelijk gevraagd hebben) gebruikt een Wild West-banjo voor zijn Frans-Canadese "songs". En het werkt (afgezien van zijn "Vesoul" van Jacques Brel-interpretatie.




Thomas Dutronc is een beetje zot. Hij lijkt op Peter Vanvelthoven, om maar iets te zeggen. En hij doet witte pakken aan. Afgezien daarvan, doet hij tijdens zijn optredens aan overheadprojectie en danst hij achter doorzichtige schermwanden. Eens luisteren naar "J'aime plus Paris". Hij heeft het ook twee uur getrokken... en is na het concert met zijn vier gitaristen nog eens door het publiek gegaan.




Alles was overigens... gratis. Ik ben nu de trotse bezitter van een zwart shirt met het logo van de Internationale Dag van de Franstaligheid. Ideaal om er vlaams-nationalistische vrienden mee te bezoeken in België.

zaterdag, maart 15, 2008

Peilingen

Voor ik met de evidente deur in huis val, even kijken naar de Franse peiling van TNS-Sofres (29 februari). Tot mijn verrassing blijkt Bernard Kouchner de populairste Franse politicus te zijn. Interessanter is evenwel dat Ségolène Royal en Bertrand Delanoë, beiden op 46, omgekeerd scoren van wat men zou verwachten. In die zin dat Royal meer linkse kiezers trekt dan Delanoë, maar dat die haar wel aftroeft bij de centrumkiezers. Meer dan de helft ziet hem zitten. Dat is meer dan bij Fillon, nipt minder dan bij Borloo (omdat die iedereen een apéro aanbiedt :)). Meer dan Rachida Dati. Wel minder dan DSK. Maar goed...




De peiling van De Standaard brengt terug miserie, miserie en miserie. De partijen die het de afgelopen maanden verknoeid hebben, winnen alleen maar stemmen bij. CD&V/NVA en openVLD lijken een gezellige vlaams-gematigd-rechtse consensus te hebben aangesproken. De val van het VB is klassiek voor de VRT/DS-peilingen, maar er is misschien iets aan van het argument dat hun kiezers, gezien de communautair geladen context, "nuttig" beginnen te stemmen.



In elk geval, ik hou er aan om deze zaken eens om te rekenen in zetels (hoe weinig betrouwbaar dat ook mag zijn). Gezien de val van het Blok onder de sp.a zou er eventueel nog winst kunnen uitkomen, dacht ik zo (een laatste zetel kan kantelen als de ene tot onder de andere zakt, je hoeft niet noodzakelijk te stijgen om zetels te winnen). Helaas. We zakken door de bodem en verliezen nog eens een zetel ten koste van de liberalen. Groen wint er twee, VB verliest twee, kartel wint ook een, waar LDD gelijk blijft. In BHV extra Nederlandstalige zetel (kartel). De linkerzijde is nog nooit zo kleintjes geweest. Er zal meer nodig zijn dan een hoofddoek om dat te keren.